Le recul du Bénin dans le classement 2026 de Reporters sans frontières (RSF) suscite des réactions. Intervenant dimanche 3 mai 2026 à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Loko, a livré sa lecture de la situation.

Dans ce classement, le Bénin passe de la 92ᵉ place en 2025 à la 113ᵉ en 2026, soit un recul de 21 rangs. Une évolution qui, selon le président de l’organe de régulation, ne doit pas être surinterprétée. « Le classement de Reporters sans frontières… cela ne m’impressionne pas. Chacun doit faire son travail. RSF fait le sien, et il faut l’en féliciter. Nous en avons besoin », a-t-il déclaré, tout en soulignant que cette appréciation ne saurait remettre en cause les missions de la HAAC.
Pour Édouard Loko, l’essentiel réside dans le respect des rôles de chaque acteur. « Quand chacun fait son travail, tout marche », a-t-il insisté, réaffirmant la détermination de l’institution à poursuivre ses actions de régulation du secteur des médias.
Dans son rapport, RSF explique le recul du Bénin par plusieurs facteurs, notamment la détention de journalistes, une réduction de la liberté de ton, malgré un paysage médiatique diversifié, ainsi que la fragilité économique des entreprises de presse. Sur ces points, le président de la HAAC reconnaît l’existence de difficultés structurelles. Il a salué la résilience des professionnels des médias, estimant qu’ils ont su maintenir le cap au cours de la dernière décennie, malgré un environnement parfois contraignant.
Édouard Loko a, par ailleurs, exprimé le souhait de voir s’améliorer les conditions d’exercice du métier, en particulier à travers un renforcement de l’accompagnement de l’État en faveur des médias.
Romain HESSOU

