- Pour la GDIZ, cette évolution renforce le signal envoyé aux investisseurs
Le 15 septembre 2026, Bloomfield Investment Corporation a relevé de « A+ » à « AA- » la note souveraine de long terme du Bénin, avec une perspective stable. Une appréciation qui renforce la perception de la solidité financière du pays et constitue un signal suivi de près par les investisseurs, notamment dans le cadre des projets industriels de la GDIZ.

Le Bénin franchit un nouveau palier dans l’appréciation de sa signature financière. L’agence francophone de notation Bloomfield Investment Corporation a annoncé, le mardi 15 septembre 2026, le relèvement de la note souveraine de long terme de l’État béninois, passée de « A+ » à « AA- ». Le pays conserve par ailleurs une perspective « Stable » et reste classé dans la catégorie « investissement ».
Cette nouvelle notation traduit, selon les éléments présentés par Bloomfield, une appréciation plus favorable de la capacité du Bénin à honorer ses engagements financiers. Le passage à « AA- » place ainsi le pays parmi les signatures souveraines africaines les mieux notées par l’agence.
Cette évolution intervient dans un contexte marqué par les réformes macroéconomiques et la modernisation de la gestion budgétaire. La maîtrise du déficit public, la gestion de la dette et la diversification de l’économie figurent parmi les éléments pris en compte dans l’évaluation de Bloomfield.
Une amélioration de la notation souveraine constitue également un signal pour les marchés et les investisseurs. Une meilleure appréciation de la signature du pays peut contribuer à renforcer la confiance des investisseurs et à favoriser des conditions de financement plus avantageuses pour les projets publics. Le relèvement de « A+ » à « AA- » est ainsi présenté comme susceptible d’élargir les marges de financement du Bénin, aussi bien sur le marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) qu’auprès des bailleurs internationaux.
La GDIZ attentive au signal pays
Pour la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), cette évolution constitue également un élément du contexte économique dans lequel les investisseurs évaluent leurs projets au Bénin. La crédibilité financière du pays participe en effet au cadre dans lequel sont appréciés les projets industriels et les perspectives d’investissement. La GDIZ, qui accueille des investissements dans plusieurs filières, évolue ainsi dans un environnement où la perception de la solidité financière du Bénin constitue un paramètre suivi par les acteurs économiques.
Au-delà de la notation, le passage de « A+ » à « AA- » met donc en avant la question de la confiance accordée au Bénin par les prêteurs et les investisseurs sur le long terme.
Augustin HESSOU

