La Banque Internationale pour l’Industrie et le Commerce (BIIC) a clôturé le premier semestre 2026 sur une nouvelle progression de son résultat net, une performance que la direction générale attribue à la solidité de ses fondamentaux et à la pertinence de ses orientations stratégiques, dans un contexte de gestion prudente des risques et d’allocation rigoureuse des ressources.

L’élément marquant des états financiers du semestre concerne l’impôt sur les bénéfices. Au 30 juin 2026, la BIIC a enregistré 964 millions de FCFA d’impôts sur les bénéfices, contre 3,34 milliards de FCFA un an plus tôt, soit un recul d’environ 71 %. Rapportée au résultat avant impôt, la charge fiscale ne représente plus que 5 % au premier semestre 2026, contre près de 17 % un an auparavant. Les documents disponibles ne détaillent pas les raisons précises de cette diminution.
Le bénéfice progresse malgré un résultat avant impôt en léger recul
Cette évolution fiscale a une conséquence directe sur les comptes de la banque. Alors que le résultat avant impôt recule légèrement de 3 %, à 19,33 milliards de FCFA contre 19,90 milliards un an plus tôt, le résultat net progresse de 11 %, pour atteindre 18,37 milliards de FCFA contre 16,57 milliards au premier semestre 2025. C’est donc la baisse de l’impôt, et non l’amélioration de l’exploitation, qui explique l’essentiel de la progression du bénéfice net sur la période.
Une activité bancaire toujours dynamique
Cette embellie du résultat net intervient dans un contexte de progression soutenue des revenus bancaires. Le produit net bancaire (PNB) atteint 31,88 milliards de FCFA, contre 26,90 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 19 %, portée par une progression d’environ 32 % de la marge nette d’intérêts (de 20,2 à 26,6 milliards de FCFA). Les charges d’exploitation ont, elles, reculé de 4 %, à 8,97 milliards de FCFA. Cette combinaison a permis au résultat brut d’exploitation de bondir de 31 %, à 22,91 milliards de FCFA.
La progression du bénéfice reste toutefois freinée par le coût du risque, qui ressort à 3,6 milliards de FCFA au premier semestre 2026, alors que la banque avait enregistré un produit de 2,4 milliards de FCFA un an plus tôt, sous l’effet d’un niveau de reprises de provisions plus élevé au premier semestre 2025.
Un bilan globalement stable
Sur le plan bilanciel, les crédits nets à la clientèle atteignent 1 162,7 milliards de FCFA à fin juin, en hausse de 1 % depuis décembre 2025. Les dépôts de la clientèle s’établissent à 1 173,7 milliards de FCFA, en léger recul de 1 %. Le total bilan progresse pour sa part de 1 %, à 1 870,6 milliards de FCFA, contre 1 844,4 milliards fin décembre 2025.
L’action BIIC toujours portée par le marché
Introduite à la BRVM le 28 avril 2025 à 5 250 FCFA par action, pour une capitalisation initiale de 323,45 milliards de FCFA et une levée de 100,45 milliards de FCFA, l’action BIIC (symbole BICB) poursuit son ascension. Au 22 septembre 2026, le titre cotait 9 250 FCFA, portant la hausse depuis le début de l’année à 85,93 %, après une clôture à 4 975 FCFA fin 2025. La capitalisation boursière atteint désormais 534,28 milliards de FCFA.
Après une évolution hésitante entre janvier et mai (trois mois de baisse), l’action a nettement accéléré à partir de juin, avec des gains mensuels de 11,71 % en juin, 29,33 % en juillet et 17,34 % en août.
Sur le plan technique, la moyenne mobile à 20 jours envoie un signal baissier à court terme, tandis que les moyennes mobiles à 50 et 100 jours restent orientées à la hausse, traduisant une tendance encore favorable à moyen et long terme. Le RSI évolue en zone neutre, sans signal de surachat ou de survente, tandis que le MACD et le stochastique indiquent un affaiblissement du momentum à court terme.
Olivier ALLOCHEME

