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Deuxième session ordinaire du CES : Les territoires au cœur des orientations stratégiques

Réunis en plénière à Cotonou, les Conseillers nationaux ont adopté deux documents majeurs consacrés aux travaux des Conseils départementaux et à leur mise en route. Une étape importante dans la volonté du CES de renforcer son ancrage territorial et sa proximité avec les populations.

La deuxième session ordinaire du Conseil économique et social (CES) se poursuit. Réunis en séance plénière au siège de l’Institution à Cotonou, les vingt-et-un Conseillers du Conseil national ont examiné et adopté deux documents : la synthèse des travaux de la deuxième session ordinaire des Conseils départementaux au titre de l’année 2026 et le rapport général de la mission de lancement de leurs activités conduite par le président Abdoulaye BIO TCHANE du 25 août au 4 septembre.

Les réalités des territoires au cœur des réflexions

À l’ouverture des travaux, le président Abdoulaye BIO TCHANE a donné la parole au deuxième vice-président du CES, Pascal ESSOU, pour présenter la synthèse des travaux menés dans les départements entre le 25 août et le 13 septembre 2026.

Ces assises ont permis aux Conseils départementaux de mieux s’approprier le règlement intérieur modifié de l’Institution, mais également de recueillir les attentes exprimées localement. Ces contributions constituent une matière importante pour l’élaboration du Plan stratégique 2027-2031 du CES.

Le document fait toutefois ressortir plusieurs défis, notamment les limites en ressources humaines, logistiques et techniques. Le renforcement des capacités des Conseils départementaux, ainsi que l’harmonisation des méthodes de travail et de collecte des données, apparaissent nécessaires pour améliorer leur efficacité.

Les échanges ont fait ressortir plusieurs préoccupations communes : développement économique et emploi, accès aux services sociaux de base, éducation, santé, sécurité, développement agricole, prévention des conflits agropastoraux, cohésion sociale et protection de l’environnement face aux effets du changement climatique.

La consolidation de ces différents enjeux fait émerger cinq grandes orientations stratégiques : la gouvernance et le renforcement institutionnel ; le développement économique et l’emploi ; le capital humain et la cohésion sociale ; l’environnement et la résilience ; ainsi que la valorisation du patrimoine culturel et touristique.

Après les observations et contributions des Conseillers, le document a été adopté par acclamation.

Une nouvelle dynamique de proximité

Le second point inscrit à l’ordre du jour concernait le rapport général de la mission de lancement des activités des Conseils départementaux, effectuée par le président Abdoulaye BIO TCHANE du 25 août au 4 septembre 2026.

Cette initiative a permis au président du CES de présenter sa vision et d’échanger directement avec les acteurs territoriaux. Celle-ci repose sur quatre piliers : l’utilité du CES, la proximité avec les citoyens, le renforcement du dialogue interinstitutionnel et le rayonnement international de l’Institution.

Les échanges ont également porté sur la réforme institutionnelle en cours, notamment l’intégration des fonctions du Médiateur de la République au sein du CES. L’emploi des jeunes, la sécurité, l’éducation, la santé et le développement agricole ont figuré parmi les principaux sujets abordés.

Soumis à l’appréciation de la plénière, le rapport a lui aussi été adopté par l’ensemble des vingt-et-un Conseillers.

Des remontées du terrain aux choix stratégiques

À travers l’adoption de ces deux documents, le Conseil national entend donner une traduction concrète aux réalités recueillies auprès des territoires.

Cette démarche s’inscrit dans la dynamique impulsée par la nouvelle mandature : faire du CES une Institution davantage à l’écoute, plus proche des populations et capable de mieux anticiper les mutations économiques, sociales et environnementales.

Du terrain aux orientations stratégiques, le CES entend ainsi faire de l’écoute des territoires un véritable outil d’aide à la décision et de proposition.

Anselme HOUENOUKPO

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