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Le Président du CES Abdoulaye Bio Tchané après Bucarest : « Rendre le CES toujours plus utile à nos populations »

  • Paix, développement, coopération : Abdoulaye Bio Tchané dévoile les leçons de Bucarest

De retour de Bucarest, où il a participé aux travaux de l’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires de l’espace francophone (UCESIF), le président du Conseil économique et social (CES), Abdoulaye Bio Tchané, revient sur une mission placée sous le signe du dialogue, du partage d’expériences et de la coopération. Dans cette interview, il évoque la contribution des CES à la paix et au développement durable, les enseignements tirés des échanges avec ses homologues et l’ambition de faire du CES du Bénin une institution toujours plus proche et plus utile aux populations.

L’Evènement Précis : Monsieur le Président, vous rentrez de Bucarest où vous avez pris part à l’Assemblée générale de l’UCESIF. Quel bilan faites-vous de cette mission ?

Abdoulaye BIO TCHANÉ : Je rentre avec un sentiment de satisfaction et de responsabilité. Satisfaction parce que le CES du Bénin a pu faire entendre sa voix et partager ses positions sur les différents sujets à l’ordre du jour. Responsabilité aussi, parce que nous avons constaté que les préoccupations auxquelles nous sommes confrontés au Bénin sont largement partagées par les autres Conseils économiques et sociaux de l’espace francophone. Cette rencontre nous a donc permis de partager les expériences, les bonnes pratiques et les solutions que chacun apporte face à ces défis.

Quel message avez-vous porté au nom du Bénin ?

Nous avons rappelé l’importance du rôle des Conseils économiques et sociaux comme institutions de consultation et de représentation des préoccupations des populations. Leur responsabilité est d’apporter des avis et des recommandations utiles aux décideurs. Je voudrais également saluer les organisateurs de cette rencontre, notamment Monsieur Eugène Aka Aouélé, Président du CESEC de Côte d’Ivoire et Président de l’UCESIF.

Quelles sont les principales recommandations à retenir ?

Elles portent notamment sur le développement durable et la contribution à la paix. Nous partageons tous le constat que sans paix, il ne peut y avoir de développement durable. Dans un contexte international marqué par de nombreuses crises, ce message est particulièrement important.

Pour le CES du Bénin, nous retenons également un principe essentiel : rendre le CES toujours plus utile à nos populations. C’est un des piliers de notre mandature et nous avons constaté qu’il est largement partagé par nos homologues.

Concrètement, quelle plus-value vos concitoyens peuvent-ils attendre de cette participation ?

La plus-value, c’est d’abord un CES plus utile, plus proche des préoccupations de nos compatriotes et pleinement engagé dans l’esprit des réformes en cours.

Notre responsabilité est de faire remonter ces préoccupations, de produire des avis pertinents et de contribuer, avec les autorités compétentes, à la recherche de solutions.

Enfin, quelles sont vos attentes pour l’avenir de l’UCESIF ?

L’UCESIF doit continuer à être un espace de dialogue, de partage d’expériences et de coopération entre les institutions membres. J’ai pu constater que certains de nos homologues disposent de réponses intéressantes à des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Nous devons donc renforcer cette coopération afin de mieux capitaliser nos expériences et de contribuer davantage à la résolution des préoccupations de nos populations.

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