Du 5 au 9 octobre 2026, l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) a tenu, à l’École normale supérieure (ENS) de Porto-Novo, la session ordinaire du Conseil universitaire de contrôle d’aptitudes (CUCA) et de la Commission universitaire d’orientation (CUO), au titre de l’année académique 2026-2027. Au total, 1 696 dossiers ont été examinés sous la conduite du professeur Tahirou Djara, vice-recteur chargé des Affaires académiques.
Les travaux ont porté sur les demandes d’admission en Licence des titulaires de baccalauréats étrangers, ainsi qu’en Master et en Doctorat des candidats concernés. À cette occasion, le vice-recteur a rappelé l’importance de la rigueur dans l’examen des dossiers et de l’application des règles en vigueur. « La commission universitaire d’orientation occupe une place importante dans le dispositif de gestion des parcours des étudiants à l’Université d’Abomey-Calavi. Cette instance intervient notamment dans l’étude des demandes d’équivalence et dans l’harmonisation des appréciations relatives au niveau de connaissance des candidats concernés », a expliqué Tahirou Djara. Il n’a pas manqué d’insister sur les exigences qui encadrent cette mission. « Cette mission nécessite rigueur, harmonisation, transparence, équité et sévérité. L’examen doit être conduit avec objectivité en s’appuyant sur les pièces fournies par les candidats et sur les dispositions réglementaires applicables », a-t-il déclaré.
La session a également été marquée par la digitalisation des procédures de traitement des dossiers du CUCA et de la CUO. Cette évolution vise à renforcer l’efficacité du processus, la fiabilité des données et la transparence dans l’examen des demandes. « À travers la digitalisation, nous devons également renforcer la sévérité du traitement, la fiabilité des données, la traçabilité des opérations, la transparence du processus, l’harmonisation des pratiques, l’équité dans le traitement des dossiers et la sécurisation des informations », a souligné le vice-recteur.
Cette modernisation ne dispense toutefois pas les acteurs du respect des règles académiques. S’adressant aux chefs de scolarité, au directeur adjoint et aux vice-doyens des unités de formation et de recherche (UFR) présents, Tahirou Djara a rappelé que la qualité du traitement dépend aussi de la maîtrise des procédures et des critères d’examen. « La réussite de la digitalisation ne dépend pas uniquement de la plateforme. Elle dépend surtout de la qualité des données introduites, du respect des procédures, de la maîtrise des critères d’examen et de la collaboration entre les différents acteurs impliqués dans le processus. La technologie est donc un outil. La rigueur des acteurs reste déterminante », a-t-il affirmé. Il a également insisté sur la nécessité de maintenir les mêmes exigences dans toutes les structures concernées. « Notre objectif est donc clair : un même cadre réglementaire, des critères partagés et un même niveau d’exigence dans l’examen des dossiers. La digitalisation doit venir renforcer cette exigence d’harmonisation », a-t-il martelé.
La dernière journée des travaux a été consacrée à la formation des acteurs à l’utilisation de la plateforme de gestion des actes académiques ‘’ACTIA’’. Cette séance visait à harmoniser les pratiques au sein des différentes UFR. Par ailleurs, une session de rattrapage consacrée au traitement des demandes d’admission en Licence, Master et Doctorat est prévue du 26 au 30 octobre 2026.
Augustin HESSOU

