Trois jours après son lancement, le séminaire de formation organisé par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a pris fin ce mercredi 21 octobre 2026 à Grand-Popo. Les travaux ont accouché de fortes recommandations axées sur l’accompagnement numérique, la fiscalité et la protection du marché publicitaire.

La cérémonie de clôture du séminaire de formation des promoteurs et managers de médias s’est déroulée ce mercredi 21 octobre 1026 à Grand-Popo, au terme de trois jours d’échanges intenses consacrés au thème « La nouvelle économie des médias à l’ère du numérique ». Présidée par le premier vice-président de la HAAC, Mohamed Barè, cette dernière journée a permis de capitaliser les réflexions sur les nouveaux modèles économiques, les outils de gestion et la diversification des revenus, tout en formulant des attentes précises à l’endroit des pouvoirs publics et du patronat de la presse.
Dès l’entame de la restitution des travaux, les participants ont souligné la nécessité impérieuse pour l’État et la HAAC d’accompagner la transformation numérique de la presse. Les recommandations formulées insistent sur la réorientation des mécanismes d’aide publique vers un modèle d’appui à l’innovation, à la numérisation des équipements et à la formation continue. La question fiscale a également tenu une place centrale, les acteurs plaidant pour l’obtention d’un cadre fiscal incitatif et l’instauration d’un régime adapté aux entreprises de presse engagées dans leur formalisation et leurs investissements technologiques.
Un autre point crucial soulevé lors de ce séminaire concerne la protection du marché publicitaire national face à la concurrence des tiers. Les promoteurs de médias ont exigé un renforcement de la réglementation contre la publicité en ligne et une plus grande équité fiscale de la part des plateformes multinationales qui exercent sur le territoire béninois. Par ailleurs, un appel a été lancé à l’endroit du patronat afin qu’il s’attelle à assainir le secteur pour le débarrasser des mauvaises pratiques qui entravent les transformations économiques escomptées.
Procédant à la clôture officielle des travaux, Mohamed Barè, premier vice-président de la HAAC, a salué la qualité et la franchise des débats qui traduisent une préoccupation réelle du secteur. Tirant le bilan de ces assises, il a mis en lumière trois enseignements majeurs : la préoccupation croissante de la situation économique des entreprises de presse, la pertinence de la thématique choisie par l’institution de régulation des médias, et la centralité du rôle des associations faîtières, principalement le Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa-Bénin), pour transformer ces réflexions en actions concrètes. « La HAAC prend acte des recommandations formulées. Elle continuera d’accompagner les entreprises de presse à travers la formation et continuera d’avoir une offre permanente la plus possible », a-t-il rassuré au terme de ce séminaire de trois jours.
Augustin HESSOU

