You are currently viewing Assemblée nationale : Le deuxième rapport d’activités du Président Djogbénou adopté à l’unanimité

Assemblée nationale : Le deuxième rapport d’activités du Président Djogbénou adopté à l’unanimité

Réunis ce lundi au Palais des Gouverneurs, à Porto-Novo, les députés ont donné leur feu vert, à l’unanimité, au rapport d’activités du professeur Joseph Fifamin Djogbénou, président de l’Assemblée nationale, pour la période allant du 22 avril au 30 septembre 2026. Il s’agit du deuxième rapport présenté depuis le début de la 10ᵉ législature.

En quelques mois, l’institution a tenu neuf réunions de bureau et trois conférences des présidents, en plus d’une session ordinaire et d’une session extraordinaire. Elle a également adressé deux questions au gouvernement. Ce travail a débouché sur l’adoption de lois conformes aux standards internationaux, touchant notamment à l’environnement, à la gestion des forêts et de la faune ainsi qu’à la répression du faux monnayage. Les élus ont par ailleurs voté le budget 2027 de l’Assemblée nationale.

Sur le front du contrôle de l’action gouvernementale, le président a annoncé un changement de rythme. Désormais, deux séances par mois seront consacrées aux questions au gouvernement. Du côté de l’Assemblée nationale, des réformes ont été lancées pour numériser l’institution et y introduire l’intelligence artificielle de manière raisonnée. Un audit de l’organisation administrative a en outre été conduit ; il a mis en évidence le besoin d’une stratégie prospective à cinq ans pour la gestion des ressources humaines.

À l’issue de la présentation, les élus des groupes parlementaires Bloc républicain et Union progressiste le Renouveau ont salué la qualité du document. Ils ont surtout apprécié une gouvernance parlementaire tournée vers le social et plus proche des populations.

Les députés se sont ensuite penchés sur deux textes majeurs. Le premier, la loi n° 2026-17, autorise la ratification de l’accord instituant la Facilité africaine de soutien juridique. Un instrument qui, en protégeant les intérêts du pays, permet de mieux sécuriser nos emprunts et de rééquilibrer le rapport de force face aux multinationales ou aux grands créanciers, lors de négociations de contrats comme dans les contentieux complexes.

Le second texte examiné concerne la loi n° 2026-18, portant code de la route en République du Bénin et vient remplacer un décret obsolète datant de 1956. Le nouveau texte fixe à 0,8 g/l le seuil légal d’alcoolémie, érige en infraction pénale la conduite sous l’emprise de stupéfiants et renforce les sanctions contre les excès de vitesse. Il rend aussi obligatoires le port du casque, pour le conducteur comme pour le passager, ainsi que la ceinture de sécurité, à l’avant et à l’arrière. S’y ajoutent le permis à points et l’enseignement de la sécurité routière dans les écoles.

Enfin, à titre d’information, la séance avait débuté par l’installation du député Ezin Gilles Zounguè, qui remplace Jean-Michel Abimbola, nommé ambassadeur en France. Plusieurs textes ont par ailleurs été transmis aux commissions, parmi lesquels la proposition de loi rendant obligatoire la souscription d’une assurance pour tout véhicule terrestre à moteur.

Fidèle KENOU

Laisser un commentaire