Le développement de l’industrie textile nécessite des mécanismes de financement capables de répondre aux besoins des entreprises à chaque étape de leur activité. De l’acquisition des équipements au démarrage de la production, en passant par la gestion de la trésorerie avant les premières recettes commerciales, les besoins financiers restent déterminants pour assurer la viabilité des investissements. Ces préoccupations ont été au cœur du panel 2 du Special Economic Zones Investment Forum 2026, organisé à Cotonou et consacré au financement de l’industrie textile.
Modérée par Mirriam Furaha Karba, responsable régionale de la communication à African Export-Import Bank (Afreximbank), cette session a réuni des responsables d’entreprises textiles et d’établissements bancaires, ainsi qu’un représentant de l’institution panafricaine de financement du commerce.
Autour des échanges figuraient Ashok Kumar Somani, directeur financier de Benin Textile SA (Btex), Oswald Louéké, président d’OGL Textiles et de Novaria Textiles Bénin, Arsène Dansou, directeur général de la BIIC, Noulékou Lazare, directeur général d’Ecobank Bénin, Edmond Adjikpé, directeur général de NSIA Banque Bénin, et Christian Ndikumagenge, directeur principal du développement des exportations à Afreximbank.
Les discussions ont notamment porté sur les délais nécessaires à la mise en production des unités textiles et sur la capacité des mécanismes de financement à accompagner les entreprises durant cette période. Les intervenants ont ainsi abordé la nécessité de disposer de ressources adaptées aux différentes phases du processus industriel, depuis l’installation des équipements jusqu’à la commercialisation des produits.
À travers ce panel, les acteurs du secteur textile et les institutions financières ont mis en lumière une préoccupation centrale : assurer la continuité du financement pour permettre aux entreprises de démarrer leurs activités et de soutenir leur développement jusqu’à la génération de revenus.
Augustin HESSOU