
Le climat n’est pas moins tendu depuis peu au sein de la majorité présidentielle. À l’approche des législatives de janvier 2026, la famille politique de Talon resserre les rangs. Plusieurs députés, identifiés pour avoir voté contre la ligne de la mouvance lors de la tentative de révision constitutionnelle en janvier 2024, viennent d’être exclus des listes des partis de la mouvance pour le compte des législatives 2026. D’aucuns évoquent une sanction politique lourde qui confirmerait une certaine volonté de discipline interne.
Selon nos sources, les députés ayant publiquement ramé à contre-courant de la position officielle de la majorité auraient été purement et simplement écartés des listes pour les législatives de janvier 2026. Ainsi, tous ceux qui auraient brandi carton rouge à la révision de janvier 2024 qui proposait une inversion des élections ainsi que ceux qui ont osé tenter de s’ériger dernièrement contre la révision qui crée le sénat, sont hors des listes. Cette mesure s’inscrit dans une logique de fermeté voulue par le président Patrice Talon et les responsables de la mouvance, qui entendent éviter toute dissidence au prochain président de la République.
La décision, qui frappe des figures reconnues du camp présidentiel, envoie un signal clair : aucune entorse à la discipline ne sera désormais tolérée, surtout lorsque des votes jugés « utiles » par l’exécutif sont en jeu. Selon d’autres précisions, les députés qui ont été identifiés pour d’autres raisons sont hors course pour les législatives de janvier 2026, ouvrant ainsi la voie à une recomposition politique au sein de la mouvance présidentielle.
Augustin HESSOU

