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Révision constitutionnelle : Le député Dègla défend le septennat et le nouveau Sénat

Invité de l’émission « Free-Matin » de Esae Tv ce mercredi 19 novembre 2025, le député Benoît Assouan Dègla, élu du Bloc Républicain et membre de la Commission des lois, est revenu longuement sur la révision constitutionnelle adoptée le 14 novembre par l’Assemblée nationale. Une réforme qui instaure un Sénat et uniformise la durée des mandats à sept ans, suscitant de vifs débats dans l’opinion.

L’ancien ministre de l’Intérieur Benoît Assouan Dègla s’est dit « très fier » du travail accompli par le Parlement. Pour lui, les députés ont agi « au nom du peuple » et non pour défendre « les intérêts d’un homme ou d’une ambition personnelle ». Il rappelle que les amendements introduits avant le vote sont venus de la majorité comme de l’opposition, « Un texte arrive en caleçon et peut ressortir en pantalon », a-t-il illustré, assumant les modifications jugées sensibles, notamment la prolongation de tous les mandats électifs.

Sur les critiques liées au timing de la réforme, le député estime que la question n’a pas de moment idéal, « En début, en milieu ou en fin de mandat, on accusera toujours d’agir pour s’accrocher au pouvoir », dit-il. Quant au passage au septennat, il avance un objectif, donner aux élus « le temps d’accomplir réellement leur mission » dans un environnement politique où les campagnes permanentes rendent difficile l’action. L’uniformisation des mandats, selon lui, permettra également de réduire les coûts électoraux en regroupant les scrutins.

Benoît Dègla défend aussi le choix d’un Sénat désigné et non élu, présenté comme un « conseil des sages » à vocation politique, mais à l’initiative législative limitée. Il rejette la crainte d’un organe tout-puissant, « Le Sénat agira selon les textes. Il ne s’agit pas d’un instrument de représailles », assure-t-il, tout en précisant que la charte des partis encadre déjà les obligations des acteurs politiques.

Interrogé sur la trêve politique, le député rejette toute idée de museler l’opposition, « Les critiques sont permises, mais elles doivent être constructives. » Il plaide pour que les acteurs politiques évitent les déclarations susceptibles de « nuire à l’image du pays » et privilégient le dialogue à travers le pacte politique prévu dans les textes.

Benoît Assouan Dègla affirme que les députés iront prochainement à la rencontre des populations pour expliquer la réforme. « Nous sommes convaincus que l’accueil sera chaleureux, car ce travail a été fait dans leur intérêt », souligne-t-il, ouvrant la voie à une nouvelle phase de communication autour de la révision constitutionnelle.

Romain HESSOU

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