À quelques semaines de l’installation des nouveaux conseils communaux issus des élections du 11 janvier 2026, l’Union progressiste le Renouveau (Up-R) a officiellement fixé les règles encadrant la désignation des organes de gouvernance communale pour la période 2026-2033.

Dans une directive en date du 4 février 2026, la Haute Direction Politique (HDP) du parti a précisé les principes et la démarche à suivre, conformément aux accords politiques conclus avec son allié de la mouvance présidentielle, le Bloc républicain (BR).
Adressé aux membres des bureaux des sections communales de l’Up-R, le document pose comme fondement central le principe de la gouvernance collégiale dans toutes les communes concernées. Il définit avec précision la répartition des responsabilités entre les deux formations politiques, en fonction des rapports de force issus des urnes.
Dans les communes où l’Up-R est majoritaire, le parti se réserve la désignation du maire, du premier adjoint au maire ainsi que, le cas échéant, du troisième adjoint au maire. Il revient également à l’Up-R de désigner trois présidents de commissions sur les quatre que compte chaque conseil communal. Le parti minoritaire, en l’occurrence le Bloc républicain, désigne pour sa part le deuxième adjoint au maire ainsi qu’un président de commission.
Au niveau des arrondissements, la directive précise que le chef d’arrondissement doit être proposé par le parti majoritaire dans l’arrondissement concerné. Toutefois, le texte prévoit des dispositions dérogatoires, par convention spéciale et expresse, dans certaines communes où les deux partis pourraient s’accorder sur des arrangements particuliers.
Au-delà de la simple répartition des postes, la Haute Direction Politique insiste sur la méthode de désignation. Les propositions doivent être collégiales, inclusives et consensuelles, excluant toute initiative individuelle ou émanant d’un groupe restreint. Toutes les sensibilités politiques au sein des sections communales doivent être équitablement prises en compte, afin d’éviter frustrations, exclusions et tensions internes.
S’agissant du poste de maire, chaque section communale est tenue de transmettre une liste de trois noms à la Haute Direction Politique. En cas de blocage persistant ou d’impossibilité de parvenir à un consensus, la HDP se réserve le droit de se substituer au bureau de section.
Romain HESSOU

