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Entre mémoire et vision du futur : Le président Soglo salue la densité intellectuelle de l’ancien ministre Luc Gnacadja

  • (Les Villes de l’Afrique Que Nous Voulons, un ouvrage qui impressionne SOGLO)

Le premier Président de la République de l’ère du renouveau démocratique, Nicéphore Dieudonné Soglo a reçu en audience l’ancien ministre de l’environnement, Luc Gnacadja, venu lui transmettre l’abstract de son ouvrage en cours de finalisation, et qui porte sur Les Villes de l’Afrique Que Nous Voulons. Occasion pour l’ancien président de partager ses réflexions sur l’actualité nationale, mais également sur la problématique avec l’ancien ministre et de lui donner des conseils avisés.

Le mardi 10 février 2025, au domicile de l’ancien président de la République à Cotonou, s’est tenue une audience empreinte de cordialité et de profondeur intellectuelle entre deux figures de la vie publique béninoise. Après avoir été convié, lors de la célébration de l’anniversaire de l’ancien président à reprendre attache avec le Président Soglo, Luc Gnacadja, en application desdites recommandations, a sollicité et obtenu cette rencontre avec le président SOGLO afin de lui renouveler ses vœux, mais aussi lui remettre en main propre l’abstract de son nouvel ouvrage.

Intitulé Les Villes de l’Afrique Que Nous Voulons – Entre espoirs déçus, promesses réelles et trajectoires à réinventer, le livre, selon son auteur , Luc Gnacadja, s’inscrit dans une réflexion stratégique sur l’avenir urbain du continent africain. Dans son abstract, l’auteur pose un diagnostic sans détour : « Les villes africaines sont devenues le principal champ de bataille entre dépendance et souveraineté. » Il y voit le théâtre où se joue l’avenir du continent, dans un contexte où le risque climatique révèle, accélère et amplifie les fragilités territoriales existantes. Luc Gnacadja affirme une conviction personnelle et politique. « L’Afrique ne bâtira un développement durable, ni ne prendra pleinement sa place dans le concert des nations, qu’en reprenant la main, intellectuellement, politiquement et culturellement, sur son urbanisation.

Pour lui, l’urbanisation ne doit plus être « subie, importée ou reproduite », mais devenir « un véritable projet de transformation des territoires », à la fois levier de justice sociale, de résilience climatique et acte de confiance dans les imaginaires urbains africains.

Une vision des villes axée sur la prévision L’ouvrage, selon son auteur, se veut à la fois manifeste, grille de lecture critique et guide stratégique. Il combine analyse structurelle, plaidoyer politique, récits situés, références historiques et propositions concrètes. L’auteur insiste sur la nécessité de penser « la ville réelle plutôt que la ville fantasmée », en partant des pratiques, des ressources et des potentialités locales.

Structuré en cinq parties, le livre propose d’abord une radioscopie critique de l’urbanisation africaine actuelle, en mettant en lumière tensions et blocages structurels. Il opère ensuite un repositionnement épistémologique et politique valorisant les modernités précoloniales et les ressources populaires. La troisième partie avance des propositions opérationnelles fondées sur la sobriété foncière, l’écologie urbaine et la régénération des tissus existants. La quatrième traite de la reconstruction des capacités publiques, du financement local au leadership transformateur. Enfin, la cinquième ouvre un horizon d’action collective à travers un pacte territorial et climatique articulé autour de cinq grandes transitions et de coalitions d’acteurs au service d’une Afrique « polycentrique, résiliente et souveraine ».

Au fil des chapitres, l’urbanisme est présenté comme « une interface entre société, nature et mémoire », mais aussi comme « un acte politique fondateur ». L’auteur conclut son abstract en définissant son livre comme « une invitation à reprendre la plume de notre histoire urbaine et territoriale, pour en faire un levier de dignité, de durabilité et de maîtrise de notre destin collectif ».

Forte impression

À l’issue de la présentation de l’ouvrage et des échanges le Président Nicéphore Dieudonné Soglo a exprimé sa joie et sa satisfaction d’avoir retrouvé l’ancien ministre Luc Gnacadja. Il a salué la qualité des échanges ainsi que les souvenirs partagés, renouvelant son admiration pour la densité de la vision portée en faveur des villes africaines. Une rencontre entre mémoire institutionnelle et projection stratégique, autour d’un enjeu central : l’avenir urbain du continent. En saluant la densité des idées développées par l’auteur de l’ouvrage, l’ancien maire de Cotonou a présenté ses chaleureuses félicitations à l’ancien ministre pour sa riche contribution au développement des villes africaines après avoir concrétisé lorsqu’il était ministre de l’environnement l’effectivité de la décentralisation à travers le démarrage du premier transfert des compétences aux communes. Nicéphore Dieudonné SOGLO a aussi dédicacé son ouvrage à son hôte.

Augustin HESSOU

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