
La CEDEAO, a désigné, vendredi 27 mars 2026, l’ancien président ghanéen Nana Akufo-Addo pour diriger sa Mission d’Observation Électorale (MOE) dans le cadre de la présidentielle du 12 avril prochain. Un choix qui souligne l’importance capitale de ce scrutin pour la stabilité de la sous-région.
L’arrivée de Nana Akufo-Addo n’est pas qu’une simple formalité protocolaire. Selon le communiqué publié sur la page Facebook de la CEDEAO, « Cette nomination, annoncée par le président de la Commission de la CEDEAO, s’inscrit dans le cadre de l’engagement continu de la Communauté en faveur de la promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la stabilité régionale ».
Le calendrier de la mission est déjà bien défini. La mission d’observation électorale sera déployée du 7 au 15 avril 2026, conformément aux dispositions du Protocole complémentaire de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance (2001). Ce protocole constitue le cadre juridique et réglementaire des missions d’observation électorale dans la région. L’objectif est de veiller au respect des normes internationales tout au long du processus électoral, du vote jusqu’à la proclamation des résultats.
Pendant que la diplomatie s’organise, les états-majors politiques sont déjà sur le pied de guerre. Depuis ce vendredi 27 mars, le pays est officiellement entré en campagne électorale pour une durée de quinze jours. Deux visions du Bénin s’affrontent désormais frontalement.
Le duo de la continuité, Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata, portant les couleurs de la majorité présidentielle, ont choisi Kandi, dans le grand Nord, pour lancer leur offensive.
De l’autre côté, le duo de l’opposition, Paul Hounkpè et Rock Judicaël Hounwanou, sous la bannière de la FCBE (Force Cauris pour un Bénin Émergent), ont préféré la ferveur de Cotonou pour mobiliser leurs militants et prôner l’alternative.
Quinze jours pour convaincre
Le compte à rebours est lancé. Entre les promesses de transformation économique portées par le duo Wadagni-Talata et les propositions de rééquilibrage social de l’équipe Hounkpè-Hounwanou, les électeurs béninois ont deux semaines pour forger leur conviction.
Avec Nana Akufo-Addo en « arbitre de touche » pour le compte de la région, le Bénin prouve une fois de plus que sa démocratie reste un enjeu suivi de très près par ses voisins. L’expérience de l’ancien président ghanéen sera un atout majeur pour crédibiliser les conclusions de cette observation internationale.
Augustin HESSOU

