You are currently viewing Patrice Talon après son vote ce dimanche 12 avril 2026 : « Pour moi, le meilleur est à venir parce que j’ai vu mon pays à l’œuvre.. »

Patrice Talon après son vote ce dimanche 12 avril 2026 : « Pour moi, le meilleur est à venir parce que j’ai vu mon pays à l’œuvre.. »

Journaliste : Monsieur le président de la république, vous venez d’accomplir votre devoir civique. C’est la dernière fois que vous vous soumettez à cet exercice en qualité de président république, alors comment vivez-vous l’instant et surtout quel est le message que vous avez à l’endroit du peuple béninois ?

Patrice Talon : Je vais vous faire partager avec vous mes sentiments. Depuis novembre-décembre je crois, nous avons tous assisté dans tout le pays entier à un processus électoral visant cette fois-ci à changer tout le personnel politique dirigeant aussi bien législatif, communal que présidentiel. Et ce que j’ai observé depuis novembre-décembre jusqu’à maintenant, c’est une ambiance extraordinaire. On observe de la fraternité, de la convivialité et ceci partout sur le territoire national. Moi j’en suis personnellement très heureux, voire même enchanté. Le point d’ordre, c’est l’élection présidentielle actuellement dans laquelle nous sommes et qui nous fait constater depuis quelques semaines et principalement depuis quelques jours de manière encore plus intense une véritable ambiance de fraternité dans le pays. On observe que les acteurs politiques ont tourné dos à l’invective et tout se passe comme on en a rarement vu et ça nous donne l’assurance que le Bénin, sur tous les plans, change, évolue et a franchi un nouveau cap dans son histoire. J’en suis heureux, satisfait et je vais partager avec vous ce sentiment d’un quasi aboutissement. La forme politique nous a créé beaucoup d’histoires, de heurts, de bagarres mais on voit bien aujourd’hui que le peuple entier adhère à ce nouveau mode de vie et aujourd’hui, quelle que soit l’issue du vote, nous aurons tous la certitude que le Bénin a franchi un cap dans son histoire et c’est ça. Ce que le peuple attend de leurs responsables dirigeants, c’est de porter la communauté à évoluer dans tous les domaines, y compris dans les domaines les plus délicats, les plus controversés. Alors vraiment, mon sentiment est un sentiment de satisfaction, ce que j’ai reçu depuis quelques jours et je quitte la charge avec le sentiment d’avoir, dans le meilleur de moi-même, d’avoir amené le pays à faire quelques pas dans tous les domaines.

Quelle est votre prochaine destination, monsieur le Président ?

La retraite. J’ai besoin de faire autre chose, de m’amuser, de sortir, mais tout en restant un bon citoyen. Et dans la charge qui a été la mienne depuis dix ans, il est illusoire de penser que on peut s’effacer de sorte à ne plus même exister. Ne serait-ce que vous, quand je vais vous croiser dans la rue, vous me direz, monsieur le Président, dites-moi, c’est quelle chose, qu’est-ce qu’il faut faire, quelles sont vos pensées, consort. J’échangerai avec vous, sans chercher à influencer ce qui se passe dans le pays, mais je resterai un citoyen, je resterai un ancien Président, je resterai une personnalité qui, sur laquelle il y aura toujours un certain regard. Vous voyez nos anciens Présidents, nos anciens Présidents de l’Assemblée Nationale, même n’étant plus dans la charge, surtout dans la communauté africaine, ils ont toujours un rôle de patriarche, de sage, de personnalité communautaire. Et resterai dans ce rôle-là. Je peux vous rassurer que celui qui va gagner les élections, (la campagne est terminée, on n’a pas le droit de dire plus aujourd’hui), si nos prières sont exaucées, conduira notre pays encore plus loin. Pour moi, le meilleur est à venir parce que j’ai vu mon pays à l’œuvre, j’ai vu les responsables politiques, administratifs et autres à la charge, et j’ai observé combien les compétences existent, comment la volonté existe, comment le savoir-faire existe. Toutes choses utiles, nécessaires, indispensables au développement. Et toutes choses parfois même suffisantes pour aller loin. Je voudrais rassurer tout le monde que le meilleur est à venir pour le Bénin. Nous avons fait quelques petites choses, nous avons fait des petits pas partout, maintenant nous faisons de grands pas. J’ai la conviction, et comme je le dis souvent, mon souhait est de voir de mes yeux un Bénin grand, puissant, dans lequel il y aura de la fraternité, de la convivialité, dans lequel chacun trouvera son compte, d’une manière ou d’une autre. Voilà ma prière, voilà mon sentiment, voilà ma certitude. Vous savez, il y a un risque un peu. Quand il y a effectivement beaucoup de convivialité, de fraternité, celui qui doit sacrifier une course personnelle, une charge familiale pour aller voter peut se dire : c’est très bien, c’est gagné déjà, donc on peut ne pas aller voter. Ce n’est pas ma seule fois qu’il fait la différence. Quand ce sentiment est largement partagé, ça peut affecter le taux de participation. Donc, trop de convivialité, trop d’ambiance, ça peut également émousser les ardeurs pour aller voter, quelles que soient les charges qu’on a au quotidien. Mais je vais compter sur le patriotisme de nos compatriotes, je vais compter sur le civisme des uns des autres, pour qu’il y ait une bonne participation au-delà de la fête. Nous sommes dans la fête, c’est vrai, depuis quelques jours, mais ce n’est pas suffisant. Il faut que chacun montre bien qu’il est un citoyen et qu’il a joué son rôle dans l’évolution du pays.

Monsieur le Président, vous irez au Sénat les années à venir ?

Mais notre constitution plaquée désormais, que tous les anciens présidents, tous les anciens présidents de l’Assemblée, tous les présidents de cours constitutionnels, siègent dans un conseil de sages. Je ne vais pas me dérober à cela et ce n’est pas ma nature d’ailleurs. Tout est de savoir quel va être le rôle global de ce conseil de sages, où il y aura le président Soglo, le président Boni Yayi, le président Talon, le président Amoussou Bruno, Houngbédji, Idji Kolawolé, Nago, le président Vlavonou, le président Dossou Robert, le président Holo, la présidente POGNON. Vous voyez, toutes ces personnalités de caractères, de compétences diverses, d’horizons divers. Donc ce sera quand même quelque chose qui, pour le Bénin, sera une chambre de sagesse, de conseil, d’apaisement et de conciliation. Donc pour moi, ce serait une faute de se dérober à cela.

Alors vous verra-t-on dans la peau du sénateur un chef ?

C’est prétentieux, je ne peux pas dire une telle chose. Voyez tous ceux que je viens de citer, qui sont des aînés, des gens expérimentés, des gens qui ont joué leur rôle. L’essentiel est de pouvoir apporter sa sagesse, sa prière, sa protection à un peuple, à un pays qu’on a servi, qu’on a aimé, à qui on a donné autant de dévouement. Donc qui présidera, pour moi, cela n’importe peu, pourvu qu’il y ait un bon esprit, pour qu’ensemble, nos prières, notre protection serve le pays entier.

Laisser un commentaire