
Evoquant son avenir après le pouvoir, ce dimanche après avoir accompli son vote, Patrice Talon n’écarte pas pour lui, la possibilité d’aller siéger au Sénat créé, avec bien d’autres personnalités de ce pays. Si le chef de l’Etat estime qu’il est assez temps pour lui aujourd’hui de se retirer de la gestion quotidienne des affaires publiques pour mener une vie plus libre, il tient à demeurer attentif à la marche du pays. « J’ai besoin de faire autre chose, de m’amuser, de sortir, mais tout en restant un bon citoyen », a-t-i insisté. « Je resterai un citoyen. Je resterai un ancien Président, je resterai une personnalité sur laquelle il y aura toujours un certain regard. » a-t-il ajouté. Patrice Talon rassure vouloir conserver une posture de réserve dans cette nouvelle phase de sa vie publique, sans chercher à influencer la conduite du pouvoir. « J’échangerai avec vous, sans chercher à influencer sur ce qui se passe dans le pays » a-t-il promis.
Quant à son éventuelle participation au Sénat, première mandature, en tant qu’ancien chef de l’État, Patrice Talon la certifie « Notre Constitution prévoit désormais que tous les anciens présidents, tous les anciens présidents de l’Assemblée nationale, tous les présidents de la Cour constitutionnelle siègent dans un conseil des sages ; je ne veux pas me dérober à cela » a-t-il dit. Pour lui, cette future chambre rassemblera des figures majeures de la vie institutionnelle béninoise notamment «le président Soglo (Nicéphore), le président Boni Yayi, le président Talon, le président Amoussou Bruno, Houngbédji (Adrien), Idji Kolawolé, Nago (Mathurin), le président Vlavovou (Louis), le président Dossou Robert, le président Holo, la présidente Pognon (Elisabeth) ». Talon considère cette institution comme « une chambre de sagesse, de conseil, d’apaisement et de conciliation ».
Christian TCHANOU

