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Absence du Bénin lors du vote de la résolution A/80/L.48 : Le vote du Bénin inscrit dans le procès-verbal officiel de l’ONU

À la suite de l’émotion suscitée par l’absence du Bénin lors du vote de la résolution A/80/L.48, adoptée le 25 mars, la diplomatie béninoise vient d’apporter une clarification majeure concernant.

Lors d’un point de presse tenu le 30 mars 2026, le Ministre des Affaires Étrangères, Olushegun Adjadi Bakari, a, dans sa déclaration, clarifié l’opinion sur les dispositions prise par le gouvernement en ce qui concerne cette résolution adoptée le 25 mars 2026 par l’Assemblée générale des Nations Unies, déclarant la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage crime d’une extrême gravité contre l’humanité. Selon le ministre, cette résolution historique a bénéficié du soutien total et sans ambiguïté du Bénin.

Cette absence est due à un dysfonctionnement administratif interne lié au contexte électoral et à l’absence du Ministre de Cotonou. Toutefois, le ministre a précisé qu’une notification officielle d’intention de vote favorable a été transmise au Secrétariat de l’Assemblée générale des Nations Unies dès le 27 mars.  Cette démarche stratégique a permis d’inscrire formellement la position du Bénin au procès-verbal officiel de la séance. Cet acte confirme que le Bénin est pleinement partie prenante de cette décision mémorielle.

Lors de ce point de presse, le ministre a souligné que cet acte administratif rejoint une position de principe solide puisque le Bénin était déjà co-sponsor de ladite résolution depuis le 17 mars 2026. Le Ministre a rappelé que l’attachement du pays à la cause afrodescendante se traduit par des actes forts, tels que l’octroi de la nationalité béninoise aux personnes d’ascendance africaine en 2024 et la valorisation continue des lieux de mémoire comme la Porte du Non-Retour à Ouidah. «Le Bénin demeure résolu à porter, dans toutes les enceintes multilatérales, la voix des peuples africains et afrodescendants  et à œuvrer pour que la mémoire de la traite transatlantique ne tombe pas dans les banalités de l’histoire, afin que plus jamais l’humanité ne connaisse une telle horreur », a conclu Olushegun Bakari, ministre des Affaires étrangères.

Augustin HESSOU

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