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Autonomisation socio-économique dans l’Atacora : Le PNUD équipe des groupements de jeunes et de femmes à Natitingou

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a procédé le mardi 23 décembre 2025 à Natitingou, à la remise de matériels et d’équipements à des groupements de jeunes et de femmes bénéficiaires d’Activités génératrices de revenus (AGR). Cette action s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent dans les zones frontalières du Bénin, du Burkina Faso et du Togo (PEV BBT – Phase II).

La cérémonie, qui a réuni le 23 décembre à Natitingou, autorités administratives, communales et partenaires techniques, vise à renforcer l’autonomisation socio-économique des jeunes et des femmes des communes de Matéri, Cobly, Tanguiéta, Natitingou, Boukoumbé, Kérou, Kouandé et Banikoara, à travers le développement d’activités économiques durables.

Dans son mot de bienvenue, le maire de la commune de Natitingou a salué une initiative « porteuse d’espoir pour des populations confrontées à de multiples défis économiques et sécuritaires », avant de souligner l’importance des AGR comme leviers de résilience et de cohésion sociale dans les zones frontalières.

Prenant la parole à son tour, le représentant de la Direction départementale du Plan et du Développement de l’Atacora (DDPD-Atacora) a rappelé que, jusqu’en 2019, le Bénin était épargné par les dynamiques du terrorisme sahélien. « La porosité des frontières et la fragilité socio-économique des zones frontalières ont cependant accru les risques d’extension de l’extrémisme violent », a-t-il indiqué, insistant sur la nécessité de réponses intégrées axées sur le développement local.

Les zones frontalières du Bénin, du Burkina Faso et du Togo, souvent éloignées des centres de décision, sont marquées par une faible présence de l’État, un accès limité aux services sociaux de base et une économie essentiellement agro-sylvo-pastorale. La dégradation des ressources naturelles, l’appauvrissement des terres agricoles et la raréfaction des opportunités économiques constituent autant de facteurs aggravant les vulnérabilités des populations, en particulier des jeunes et des femmes. Selon la coordonnatrice des projets PEV au PNUD, « le manque de perspectives économiques, combiné à l’exclusion sociale et au chômage, expose davantage les jeunes et les femmes aux risques d’enrôlement dans des groupes criminels ou extrémistes violents ». Elle a précisé que le programme entend renforcer les capacités des bénéficiaires afin de « favoriser leur employabilité et consolider la résilience communautaire ».

Au Bénin, ces défis sont particulièrement perceptibles dans les départements de l’Atacora et de l’Alibori, où le chômage des jeunes, notamment ceux formés dans les pays arabes sans reconnaissance de diplômes, et la marginalisation économique des femmes restent des préoccupations majeures, malgré les efforts engagés à travers la Politique nationale de développement des espaces frontaliers (PNDEF).

La cérémonie s’est achevée par le discours du représentant du préfet de l’Atacora, qui a réaffirmé l’engagement de l’administration territoriale à accompagner les bénéficiaires dans la mise en œuvre effective de leurs activités. « L’autonomisation économique est un rempart essentiel contre les conflits et l’extrémisme violent », a-t-il souligné.

HESSOU Romain

IMPRESSION DE QUELQUES BENEFICIAIRES APRES LA REMISE DE MATERIELS

N’DAH M’PO Guy, bénéficiaire du projet BBT2 dans la Commune de Boukoumbé

« Je tiens à remercier le Gouvernement et le PNUD… »

« C’est un plaisir pour moi de prendre la parole pour remercier les partenaires par rapport à tout le matériel que nous avons reçu. C’est un grand plaisir pour nous parce que ce matériel va nous servir dans nos activités que nous menons. C’est un moyen aussi pour nous d’éviter l’oisiveté, les ballades inutiles, les mauvaises compagnies parce que désormais nous pouvons prendre au sérieux nos activités d’élevage et prendre également au sérieux ce secteur-là qui est notre avenir. Ce secteur pourra à la longue nous permettre de recruter de nouveaux jeunes pour travailler pour nous. Je tiens à remercier le Gouvernement et le PNUD qui œuvrent jour et nuit pour l’épanouissement de la jeunesse, pour la création de l’emploi et pour la consolidation de la cohésion sociale dans nos communes, dans nos communautés. Nous prenons l’engagement de vraiment faire bon usage de ce matériel que nous avons reçu et nous ferons en sorte qu’à la phase de l’évaluation, les résultats que nous escomptons, soient au rendez-vous. Nous remercions tous ceux qui ont œuvré pour que la jeunesse soit prise en compte dans ce système de développement ».

KARIKA M. Paulin, bénéficiaire du projet BBT2

« Cet appui va nous permettre d’améliorer la qualité de nos prestations. »

« Je remercie le Gouvernement pour tous les efforts qu’il multiplie en direction de la jeunesse béninoise. Je remercie toutes les autorités. Il s’agit d’un appui très important pour des gens comme nous qui recherchions des soutiens pour mieux faire ce que nous faisions. Cet appui en effet va nous permettre d’améliorer la qualité de nos prestations. Nous sommes très contents pour cet accompagnement.  Nous promettons faire bon usage de matériel reçu et nous allons les utiliser pour accroitre la rentabilité dans nos différentes activités. L’impact ne va pas se mesurer seulement à notre niveau. Si on développe bien les activités, on sera obligé de recruter d’autres personnes et ces personnes trouveront ainsi de quoi s’occuper aussi. C’est donc un appui important et tout le monde y gagne ».

IDRISSOU D. Famouma Cissé, bénéficiaire du projet BBT2, éleveur dans la Commune de Kouandé

« Je promets faire bon usage de tout ce qu’on a reçu du projet. »

« Je suis très contente de ce kit qu’on vient de nous donner. Cela va nous aider à améliorer nos activités. Cela va améliorer nos revenus et le nombre de chômeurs va diminuer. Je promets faire bon usage de tout ce qu’on a reçu du projet. Si j’ai quelque chose à ajouter, c’est de demander aux responsables du projet de faire profiter ce projet à d’autres jeunes qui sont encore à la maison. Beaucoup d’autres personnes sont aussi dans le besoin. Ce serait bon qu’il y ait d’autres appuis qui pourront les prendre en compte. »

AROUNA KORA Fatouma, transformatrice de soja dans la Commune de kouandé, bénéficiaire du projet BBT2

« …Je n’aurai plus de mal pour mener mes activités. »

« Nous sommes contentes par rapport à tout ce que le projet nous a amené. J’avais beaucoup de difficultés pour faire la transformation du soja. Je crois qu’avec tout ce que j’ai reçu, je n’aurai plus de mal pour mener mes activités. Je suis très contente. Que le projet amène plus que cela. Je suis très heureuse car cela va apporter beaucoup de choses dans ma vie. Par exemple, à la maison, je vais aider mon mari, je vais faire le fromage, vendre et je vais trouver de l’argent pour l’aider. Cela va aussi me permettre de mieux m’occuper de mes enfants. Merci aux responsables du projet et à toutes les autorités. Je souhaiterais que le projet soutienne encore d’autres personnes ».  

TIHOPETI Tenna Patricia, transformatrice de soja, bénéficiaire du projet BBT2

« On va tout faire pour avoir de l’argent pour aider nos maris. »

 « Je suis très contente du projet parce qu’il nous a donné beaucoup de matériel. On nous avait promis le matériel mais je ne savais pas qu’il aurait autant de choses. C’est très bien. On est vraiment fier et on promet qu’on va vraiment travailler pour avoir des sources de revenu. Désormais on ne va plus rester à la maison. On va tout faire pour avoir de l’argent pour aider nos maris, pour subvenir à nos besoins. Vraiment je suis très contente ».

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