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Bordeaux donne le ton : Le lancement de la 6ᵉ édition du Festival International Zogben confirme que la culture abolit les distances et rapproche les peuples

Il est un peu plus de 14 heures lorsque les premières silhouettes franchissent les portes de la salle Son-Tay. À l’extérieur, la ville poursuit son rythme habituel. À l’intérieur, déjà, quelque chose s’installe. Une vibration subtile, presque imperceptible, puis de plus en plus palpable. Une attente. Une promesse.

Les salutations s’étirent, les regards se reconnaissent, les embrassades racontent des retrouvailles souvent anciennes. Ici, on ne vient pas seulement assister à une cérémonie. On vient se reconnecter. À une mémoire. À une culture. À un souffle commun.

Très vite, l’espace se transforme. Les couleurs prennent possession des murs, les sonorités s’élèvent, les langues se croisent français, fon, yoruba comme autant de fragments d’un monde recomposé. Bordeaux devient un point de passage. Un lieu où les distances se réduisent jusqu’à disparaître.

Le Festival International Zogben ne se présente pas. Il se vit.

Puis vient ce moment où tout bascule. Les lumières se posent, les voix s’apaisent, et la cérémonie s’ouvre réellement. Chaque intervention semble porter une densité particulière, comme si derrière chaque mot se tenait une mémoire plus vaste. Le thème de cette 6e édition « Héritage en mouvement, quand le passé éclaire l’avenir » ne reste pas une formule. Il circule, il habite, il relie.

À des milliers de kilomètres, Dangbo est déjà là.

Elle apparaît dans les images, dans les récits, dans les projections collectives. Puis, à travers l’écran, une voix. Celle du maire de Dangbo, Hyacinthe Jesugnon Agon. La salle écoute. Intensément. La distance s’efface.

Quelques instants plus tard, celle de la Secrétaire Générale de la Commission nationale béninoise pour l’UNESCO, Dr Paulette OKPEICHA, vient prolonger cette sensation troublante : celle d’une présence sans déplacement. Une présence rendue possible par le numérique, devenu ici un véritable lien, une passerelle entre les territoires.

La cérémonie se déploie avec une fluidité rare. Les interventions universitaires éclairent, les séquences artistiques émeuvent, les échanges nourrissent. Rien n’est figé. Tout circule.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit un moment particulièrement attendu : le mot du parrain.

Introduit avec finesse et justesse par Madame Marina Combe, dont la prise de parole vient poser le cadre avec élégance, ce moment apporte une profondeur supplémentaire à l’ensemble. Le parrain, Dr Omonladé Hodonou Sourou Jacques AYADJI, par son intervention, ne se contente pas de saluer l’initiative. Il en révèle la portée. Il en souligne la dimension stratégique. Il inscrit Zogben dans une vision plus large : celle d’un outil de transformation, capable de relier les territoires, d’activer les diasporas et de faire dialoguer héritage et modernité.

À mesure que les interventions s’enchaînent, une conviction s’installe : ce qui se joue ici dépasse le simple cadre d’un événement culturel. C’est une construction. Une dynamique. Un mouvement.

Et derrière cette réussite éclatante, il y a des engagements multiples, des présences déterminantes, des accompagnements décisifs. Il convient ici de saluer avec respect et reconnaissance l’ensemble des partenaires et acteurs qui ont contribué à faire de cette cérémonie un moment d’exception.

La Mairie de Bordeaux et Bordeaux Métropole, pour leur ouverture et leur accompagnement, ont offert un cadre propice à cette rencontre des cultures.

La Mairie de Dangbo, pleinement engagée, a affirmé sa volonté de faire de cette édition un tournant majeur.

La Commission nationale béninoise pour l’UNESCO, par sa présence et son soutien, a inscrit l’événement dans une dimension institutionnelle forte.

Les partenaires économiques et structures d’appui, notamment Orange Money Europe, BordoExport, Vinalium Bordeaux, ainsi que AMIDAF et l’Institut culturel africain, ont contribué à donner corps à cette ambition, en accompagnant concrètement sa réalisation.

Les voix intellectuelles et traditionnelles n’ont pas été en reste. Les interventions du Professeur Francis Kpatindé, du Professeur Rafael Lucas, du dignitaire Dah MEHOU KPOCHEDJI RABBI TAN, ainsi que du Dr Paul Kananura, ont enrichi les échanges, apportant profondeur, légitimité et ancrage à cette dynamique collective.

Dans cette convergence d’acteurs, une évidence se dessine : Zogben est une œuvre collective. Une œuvre portée par des volontés, des visions, des engagements croisés.

Et au cœur de cette orchestration, une présence discrète mais essentielle : celle de la promotrice, Imelda Bada, Vice-consul du Bénin à Bordeaux et Présidente de l’association Partage Diaspora Béninoise. Une présence qui relie, qui structure, qui impulse.

Lorsque la cérémonie touche à sa fin, quelque chose demeure. Dans les regards. Dans les silences. Dans les échanges qui se prolongent à l’extérieur. Une sensation persistante : celle d’avoir assisté à un moment rare.

Pas un simple lancement. Mais un point de départ. Car déjà, les esprits se tournent vers Dangbo.

Du 23 au 26 juillet 2026, la commune béninoise accueillera la 6e édition du Festival International Zogben, appelée à devenir un carrefour culturel majeur, un espace d’immersion, de transmission et de rencontre.

Ce qui a été allumé à Bordeaux ne demande qu’à grandir. À se déployer. À rassembler. Et l’appel est désormais clair. Rejoindre Dangbo. Rejoindre cette lumière du Zogben. Rejoindre un espace où le passé éclaire l’avenir, où les cultures se rencontrent, où les frontières disparaissent. La lumière est en mouvement. Et elle attend d’être rejointe.

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