« Ce que nous sommes en train de faire, c’est que chaque enseignant, quel que soit son statut, AME ou pas AME, ait un niveau de vie décent, puisse se soigner, puisse prendre soin de ses familles » a déclaré Romuald Wadagni, lors de sa tournée dans le nord pour la campagne électorale en prélude à la présidentielle 2026. Lisez plutôt.

« Ne vous laissez pas instrumentaliser, chers amis par les politiciens. Ce que nous sommes en train de faire, c’est que tous nos enfants aient un enseignant dans les classes. Ce que nous sommes en train de faire, c’est que chaque enseignant, quel que soit son statut, AME ou pas AME, ait un niveau de vie décent, puisse se soigner, puisse prendre soin de ses familles.
C’est la situation que nous avons. Il y a quelques années, vous étiez à peine 10 000. Vous étiez payé au lance-pierre, à l’heure, comme des vacataires, sans assurance maladie.
Des femmes, sans congé de maternité sont décédées en salles de classe. C’est inacceptable. Je l’ai personnellement appris ça, qu’à Ouidah, dans une école, une dame, parce qu’elle n’a pas droit au congé de maternité, a continué à enseigner jusqu’au dernier jour et, malheureusement, a perdu la vie. Immédiatement, le chef de l’État a convoqué un conseil des ministres extraordinaire et nous avons mis en place l’assurance maladie, le congé de maternité. On a passé la rémunération des AME à 12 mois pour que votre niveau de vie soit plus correct.
Est-ce que ça, ce n’est pas des progrès, chers amis ? Ça, c’est des progrès. Et faisant ça, on est passé de 10 000 vacataires, aujourd’hui, nous sommes à plus de 33 000.
On a donné du travail à trois fois plus de personnes. On va continuer à donner du travail à beaucoup plus d’AME. Le développement est un processus long et par étape, chers amis. On vous demande un peu de patience. Il y a deux ans, vous étiez payés à neuf mois. Vous êtes payés maintenant à douze mois. Vous touchez le congé maternité pour les femmes. Vous avez une assurance maladie. Le but, c’est de faire rentrer encore beaucoup d’autres personnes qui pourront chaque mois avoir un salaire. Et ensuite, vous tous, vous allez rentrer dans la fonction publique parce que la seule différence, c’est votre retraite. Chers AME, je peux vous garantir une chose. Vous aurez droit à votre retraite sans aucune difficulté.
Chers amis, posez les bonnes questions, ne vous laissez pas instrumentalisés. Ça veut dire quoi, reversement ? Ça ne veut rien dire, reversement. Demandez. On veut être à l’aise. On veut avoir un niveau de vie correct. On veut pouvoir prendre soin de nos enfants. On veut pouvoir soigner nos enfants. On veut pouvoir avoir une retraite. Je veux entendre ces requêtes-là, je veux entendre ces demandes. Je ne veux pas entendre parler de reversement. Ça ne veut rien dire, reversement. On fera en sorte que vous ayez une bonne retraite. Vous ayez un bon niveau de vie. On fera en sorte qu’il y ait plus ou moins de personnes dans les classes.
On fera en sorte que vous soyez nobles. Que l’enseignant soit quelqu’un de respecté dans la cité. Quelqu’un qui n’a pas à calculer pour manger.
Quelqu’un qui n’a pas à calculer pour faire la fin de deux mois. Donc, demandez-moi, demandez-nous. Comment faire pour que vous soyez encore plus à l’aise que vous puissiez. Prends soin de votre famille, de vos enfants. Ne suivez pas les débats, les faux débats, le faux français te dit, oui, reverser, reverser. Je suis sûr, si j’en prends un et je lui dis, dites-moi, vous êtes payé déjà à 12 mois. Vous avez un salaire à 12 mois.
Reverser, ça change quoi pour vous ? Je vous assure, on peut faire des débats. Moi, je suis à l’aise. Vous allez voir qu’il n’y a rien qui change.

