À Nikki, dans le département du Borgou, le Gouvernement béninois, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et avec l’appui financier du Royaume des Pays-Bas, a procédé, le mardi 31 mars 2026, à la remise officielle de matériels et équipements aux bénéficiaires du Projet d’Appui au Renforcement de la Cohésion Sociale, à la Prévention de l’Extrémisme Violent et à la Lutte contre les Conflits liés à la Transhumance (PACoSo-PEV-LCT).

Cette remise de matériels et équipements aux bénéficiaires du projet PACoSo-PEV-LCT s’inscrit dans une dynamique globale visant à renforcer la résilience des communautés du nord du Bénin face aux défis sécuritaires et socioéconomiques.
Mis en œuvre dans seize communes des départements septentrionaux, le projet PACoSo-PEV-LCT est le fruit d’une convergence d’actions entre l’État béninois, le PNUD et les Pays-Bas. Il vise à prévenir l’extrémisme violent en s’attaquant à ses causes profondes, notamment la pauvreté, le chômage des jeunes et les tensions liées à la transhumance. « Il nous faut occuper nos jeunes, leur offrir des perspectives et renforcer leur résilience », a souligné le Représentant Résident du PNUD Titus OSUNDINA, lors de son allocution. Pour lui, l’un des principaux leviers de prévention reste la création d’opportunités économiques durables.
Dans cette optique, 1.600 producteurs agropastoraux, majoritairement des jeunes et des femmes en situation de vulnérabilité, ont été identifiés, formés et accompagnés afin d’améliorer leurs capacités de production et leurs conditions de vie.
Des bénéficiaires formés et désormais équipés

Avant cette phase de remise de matériels, les bénéficiaires ont suivi un processus rigoureux incluant leur sélection, puis leur formation technique dans les domaines de la production végétale, de l’élevage et de la transformation agroalimentaire. Encadrées par des experts des Agences Territoriales de Développement Agricole (ATDA), ces sessions ont permis de renforcer leurs compétences en techniques de production intensive, en gestion des intrants et en pratiques agroécologiques.
La cérémonie de Nikki marque une étape décisive avec la remise d’équipements destinés à améliorer la productivité et les conditions de travail des bénéficiaires. Les kits distribués couvrent plusieurs domaines, notamment le maraîchage, l’élevage de petits ruminants et la transformation agroalimentaire. Ces appuis visent à accroître les revenus des bénéficiaires, renforcer leur autonomie économique et réduire leur vulnérabilité face aux risques de radicalisation et d’extrémisme violent.
Une réponse structurelle aux défis sécuritaires
Présent à la cérémonie, Adamou ABA BAGNAN, représentant du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a rappelé le contexte sécuritaire préoccupant dans les régions du nord du Bénin, exposées aux menaces terroristes venues du Sahel. Selon lui, la réponse à ces défis ne peut être uniquement militaire. « La sécurité se construit aussi à travers le développement socioéconomique et la cohésion sociale », a-t-il insisté.
Même approche du côté des partenaires néerlandais. L’Ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin Joris JURRIËNS a souligné la nécessité d’une stratégie globale combinant sécurité, prévention et développement inclusif. « Offrir des opportunités économiques aux jeunes et aux femmes, c’est réduire les risques de radicalisation et renforcer la stabilité », a-t-il déclaré.
Un appel à la responsabilité des bénéficiaires
Au-delà de la remise des équipements, les autorités ont insisté sur la responsabilité des bénéficiaires. Ces derniers sont appelés à faire un usage optimal des matériels reçus, afin d’assurer la réussite du projet PACoSo-PEV-LCT et d’ouvrir la voie à d’éventuelles phases futures. « Vous êtes des modèles pour vos communautés. Votre réussite sera celle de tout le projet », a lancé le Représentant Résident du PNUD, Titus OSUNDINA à leur endroit.
Les différents intervenants ont unanimement salué la qualité de la coopération entre le Bénin, le PNUD et le Royaume des Pays-Bas. Un partenariat jugé stratégique dans un contexte où la prévention de l’extrémisme violent passe par des actions concrètes en faveur du développement local.
Alors que le projet arrive à son terme, les partenaires ont exprimé leur volonté de poursuivre cette dynamique à travers une éventuelle seconde phase, afin de consolider les acquis et étendre les impacts au bénéfice des populations.
HESSOU Romain


