
Dans la commune de Houéyogbé (département du Mono), l’accès universel à l’eau potable progresse à travers une combinaison d’investissements publics, de chantiers structurants et une professionnalisation du service. Cette dynamique s’inscrit dans une réforme nationale de l’eau potable en milieu rural portée par l’Agence Nationale pour l’Approvisionnement en Eau Potable en Milieu Rural (ANAEPMR) et des opérateurs régionaux, dont OmiLayé, avec un cap clair : rapprocher durablement l’eau des ménages et réduire la pénibilité de la corvée d’eau.
Sur le terrain, les bénéficiaires décrivent un changement concret grâce à l’accès universel à l’eau potable : disponibilité continue de l’eau, réactivité en cas de panne et multiplication des branchements à domicile.
Une réforme nationale au service des communes : “faire oublier le passé de pénurie”
Le tournant majeur est l’élaboration d’un plan directeur d’investissement, la mobilisation des ressources, le lancement des chantiers avec des options de modernité et de durabilité et la mise en œuvre du partenariat public privé à travers le service affermé en milieu rural, officiellement actée le 1er mars 2023 entre l’ANAEPMR et des opérateurs régionaux (dont OmiLayé). L’ambition exprimée publiquement à cette occasion est sans équivoque : accélérer les branchements pour que la corvée d’eau devienne progressivement un souvenir, et favoriser l’accès universel à l’eau potable en zone rurale. Dans ce domaine, en milieu rural, le Bénin fait clairement office de modèle en Afrique.
À Houéyogbé, des chantiers d’adduction modernes, mais un tarif d’accès social
Cette réforme se matérialise localement par des travaux d’adduction d’eau potable et des systèmes plus robustes (pompage, stockage, distribution). À Agbohoué (arrondissement de Lobogo, commune de Houéyogbé), Mme DANSOU Bodjo, fontainière, témoigne d’une amélioration très concrète : elle gère la vente d’eau à la borne-fontaine depuis environ deux ans, sur une installation rénovée, avec une fréquentation qui augmente en saison sèche.
Les conditions d’accès pour les ménages sont des plus sociales : le bidon de 25 litres est vendu à 15 FCFA, et le branche à domicile est à 10.000 francs grâce à une subvention de l’Etat. Les propos recueillis sur le terrain illustre surtout la portée sociale du service : “avant”, l’ouvrage ne fonctionnait pas ; “aujourd’hui”, il est opérationnel, et elle remercie l’action publique qui a permis à la localité de disposer d’eau potable en continu et à moindre coût.

