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Devoir de mémoire : Soglo lie la réparation de l’histoire au développement du Bénin

À Cotonou, l’ancien président Nicéphore Soglo a salué, ce mercredi 8 avril 2026, la récente résolution onusienne condamnant la traite négrière pour justifier son soutien au duo Wadagni-Talata. Estimant que ce texte historique solde enfin une dette morale mondiale, le patriarche a appelé les citoyens à transformer cette reconnaissance internationale en un socle de modernisation nationale lors du scrutin du 12 avril prochain.

L’histoire vient de frapper un grand coup sous le ciel politique béninois au crépuscule de la vie politique du premier président de l’ère du Renouveau. Depuis sa résidence de Cotonou, où il a livré une déclaration officielle ce mercredi 8 avril 2026, Nicéphore Dieudonné Soglo a placé le choix du futur chef de l’État sous le signe d’une justice mémorielle globale. Pour l’ancien chef d’État, la résolution de l’ONU du 25 mars 2026 condamnant la traite négrière n’est pas un simple acte juridique, mais le signal d’un nouveau tracé pour les frontières économiques du monde.

Invoquant la mémoire d’Aimé Césaire pour rappeler que l’Europe occidentale reste « comptable devant l’humanité du plus haut tas de cadavres de l’histoire », Nicéphore Soglo a souligné la portée symbolique de ce vote impulsé par le président ghanéen John Dramani Mahama. Le doyen de la politique béninoise s’est toutefois dit « surpris » de voir l’État d’Israël s’opposer à cette résolution. « Qui peut oublier le criminel Josef MENGELE, précurseur de la shoah, chez les Hereros en Afrique australe ? Son jumeau, le Professeur Claus Klaubert, qui martyrisait les enfants juifs qui lui servaient de cobaye. On ne doit pas oublier ces horreurs », a rappelé le président. Cette exigence de vérité historique rend, selon lui, le travail de développement du pays plus « sacré » que jamais.C’est précisément pour porter cette ambition de « transformer la réparation en fondation » que l’ancien président a réitéré son soutien à Romuald Wadagni. Qualifiant l’actuel ministre d’État de « bâtisseur », il a affirmé que ce dernier possède la rigueur nécessaire pour que chaque espoir national soit « provisionné pour ne pas s’effondrer ». En invitant à une mobilisation totale pour le duo Wadagni-Talata, Nicéphore Soglo espère voir le Bénin consolider le chemin de sa grandeur retrouvée sur la scène internationale.

Augustin HESSOU

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