
Le Conseil des ministres n’a pas siégé ce mercredi 11 février 2026. D’après une source proche de la Présidence de la République, cette suspension ponctuelle s’explique par la session en cours au Parlement, consacrée à la mise en place des bureaux des commissions permanentes et à la désignation des instances dirigeantes des groupes parlementaires.
Plusieurs membres du gouvernement sont directement concernés par ces travaux. Quatre ministres, élus députés lors des dernières législatives et installés le 8 février 2026 au sein de la 10ᵉ législature, prennent part aux activités parlementaires. Il s’agit de Éléonore Yayi Ladékan (Enseignement supérieur), Shadiya Assouma (Commerce et Industrie), Jean-Michel Abimbola (Tourisme, Culture et Arts) et Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement.
Cette configuration demeure toutefois transitoire. Le Code électoral fixe un délai de trente (30) jours après l’installation des députés pour choisir entre le mandat parlementaire et la fonction ministérielle, le cumul n’étant pas autorisé dans la durée. Si la Constitution révisée laisse place à certaines interprétations, le respect du cadre légal s’impose.
À l’approche de la fin du mandat présidentiel, cette séquence institutionnelle traduit les ajustements en cours entre l’exécutif et le législatif. La non-tenue du Conseil des ministres apparaît ainsi comme une conséquence conjoncturelle des recompositions parlementaires en cours.
Augustin HESSOU

