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Installation du conseil municipal: Luc Gnacadja, un urbaniste de longue carrière à la tête de Cotonou

La municipalité de Cotonou sera conduite, au cours des sept années à venir, par un acteur mondial du développement durable. Luc-Marie Constant Gnacadja a été désigné ce dimanche 15 février, nouveau maire de la capitale économique et de la plus grande ville moderne du Bénin, lors de l’installation du nouveau conseil communal. C’est un grand nom en matière d’urbanisme dont les compétences dépassent les frontières nationales qui vient ainsi remplacer Luc Atrokpo, le désormais ex-maire de Cotonou, récemment élu député au parlement pour le compte de la 10ème législature.
Cet architecte de formation a été découvert sur la scène nationale par son immense expertise dans l’urbanisation des villes africaines quand il fut alors nommé en 1999 Ministre de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme au Bénin. Poste qu’il occupera, 07 ans durant, avec à son actif les premiers plans modernes d’urbanisation des villes béninoises, alors amorcés. Très respectueux de la protection de l’environnement, Luc Gnacadja s’investissait plus à inscrire ses actions dans des programmes visant à encadrer la croissance urbaine et la planification des espaces bâtis. On retient de lui une mise en œuvre efficace des premières et pertinentes orientations nationales en matière d’habitat et d’organisation du territoire.
La carrière de Luc Gnacadja prendra une hauteur mondiale, en 2007 avec sa nomination en tant de Secrétaire Exécutif de la Convention des Nations-Unies sur la Lutte contre la Désertification. Déjà distingué en Mars 2003, le Green Award de la Banque Mondiale, qui récompense les meilleures actions en faveur du développement durable, le tout nouveau maire de Cotonou s’est toujours préoccupé des réflexions qui appellent à repenser la ville africaine. Transformer le béton en espace de vie, valoriser l’économie populaire dans le logement, sécuriser le foncier pour tous et faire de chaque quartier un laboratoire d’innovation sociale et environnementale, sont au nombre des piliers sur lesquels il insiste à ce propos.
Du reste, c’est un profil bâti à partir d’une longue expérience internationale qui offrira désormais ses savoirs à la ville de Cotonou, qui accentuera à coup sur son rayonnement, de plus en plus visible, au regard des nombreuses transformations qu’elle a subies ces dix dernières années.

  • Les premiers mots de Luc Gnacadja

« Mon objectif sera de convenir avec le conseil de supervision et avec les adjoints au maire des impératifs de ce que j’appelle les 100 premiers jours. Évaluer à l’aune du plan de développement municipal ce qui est à faire et comment faire de manière à ce que notre organisation soit excellente et que nous puissions en cela satisfaire les besoins des Cotonois. L’autre élément à faire aussi c’est de comprendre là où on peut faire mieux, vite et bien par rapport aux défis des populations. Pourquoi est-ce qu’un dalot dans une rue est cassé et ça reste là pendant trois mois ? Il y a des gens qui rentrent dedans, se cassent les pieds. Ce sont des éléments comme ça là qui sont déjà possibles à faire et que nous identifions comme les premiers outils à notre disposition. Ce n’est pas une affaire de budget, c’est une affaire d’efficacité de l’action municipale. Ensuite, maintenant bien sûr, comment nous projeter ? Nous avons sept ans, chaque année compte, chaque mois compte, chaque semaine compte. Nous faisons en sorte que l’administration municipale devienne performante. Notre rôle premier sera de faire converger les énergies, faire en sorte que chacun y concourt. Nous allons définir un code de gouvernance. Par exemple, que le conseil municipal ne serait-ce que simplement démarrer ses sessions à l’heure. C’est un signal simple. Et tous ceux qui sont dans des rôles de responsables auront ce qu’on appelle le triangle du manager. Ce qu’il y a à faire, avec quoi le faire, à quelle échéance le faire. Et c’est dans ce triangle que chacun sera évalué. Moi, je me réjouis d’avoir deux adjoints au maire. Et je suis preneur de la partition des femmes dans la gouvernance publique. Les femmes ont cette capacité à voir comme un scanner et les hommes à vouloir comme un laser. Et les deux sont nécessaires pour soigner un malade. »

Christian TCHANOU

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