
Dans un récent entretien sur E-Télé, Iréné Agossa, membre du bureau politique du parti Union Progressiste le Renouveau, fait un lien étroit entre la réforme du système partisan et la vision Bénin Alafia 2026, officiellement lancée, il y a quelques jours par le Chef de l’Etat. « La réforme du système partisan est le socle politique de la vision Bénin-Alafia 2060 » soutient-t-il. Pour cet acteur politique, « On ne peut pas bâtir une vision à 35 ans avec des partis conçus uniquement pour gagner des élections à court terme. Ce n’est pas possible. » Cette réforme vise à le croire, à « structurer des partis plus stables, plus idéologiques, capables de porter une vision nationale sur la durée ». Iréné Agossa a surtout insisté sur le fait que « Alafia 2060 n’est pas un projet d’un temps. C’est un cadre stratégique que le logiciel interne des partis politiques réformés doit intégrer, quelles que soient les sensibilités et quelles que soient les tendances. Sans une classe politique disciplinée, structurée et responsable, aucune vision à long terme n’est crédible. ». Il se dit aussi heureux, qu’enfin au Bénin, « Nous allons finir avec l’éternel recommencement. ».
On ne peut dans tous les cas, parler de Bénin de 2060, sans faire référence à l’un des outils majeurs conçus pour y arriver. « La réforme du système partisan a été pour nous une chance. Cette réforme, je l’ai toujours qualifiée de réforme maire pour notre pays. Et grâce bien sûr à l’audace et au courage du chef de l’État, sa ténacité, on a pu atteindre cet objectif 2019, contrairement à ce que les autres disent, a été une chance pour nous. Tous les autres présidents ont échoué face à cette réforme, parce qu’on avait un Parlement qui ne cadrait pas du tout avec la vision. » a rappelé Iréné Agossa. Et de poursuivre sur un ton de satisfaction : « Dieu merci, en 2019, nous avons eu ce Parlement qui a permis d’introduire cette réforme, et surtout la réforme du système partisan. C’est grâce à cette réforme que nous avons tout eu aujourd’hui, parce qu’il y a une stabilité politique. De cette stabilité politique, nous avons une croissance économique qui est appréciée de tous. Et nous pouvons maintenant rêver. Nous avons pris l’envol, on peut rêver. »
Christian TCHANOU

