
Jacques Ayadji, ministre conseiller en charge des infrastructures et de la gouvernance locale, était l’invité sur l’émission Journal Afrique de TV5MONDE du samedi 13 décembre 2025. Il s’est prononcé sur la tentative de coup d’État survenue au Bénin le dimanche 7 décembre 2025. Invité du plateau, Jacques Ayadji, a réagi aux événements et aux interrogations soulevées.
Interrogé sur les marches citoyennes organisées après l’échec du putsch, Jacques Ayadji y voit l’expression d’un rejet clair des coups de force. « Vous avez vu, un peuple vainc debout pour dire “plus jamais un coup d’État au Bénin” », a-t-il déclaré, rappelant que le dernier coup d’État au Bénin remonte au 26 octobre 1972. Il a évoqué l’engagement pris en 1990 par les forces armées de quitter la scène politique et affirmé que, depuis lors, « le Bénin est demeuré un pays démocratique ». Selon lui, le 7 décembre, « le peuple et les mânes de nos ancêtres ont dit non derrière le président Patrice Talon ». L’invité de TV5MONDE n’a pas manqué de saluer le rôle du président Talon, chef suprême des armées dans la mise en déroute des mutins.
Sur le bilan humain évoqué par certains médias internationaux, le ministre conseiller est resté ferme. « Les enquêtes sont en cours. Le Bénin est un pays très sérieux. On ne se met pas devant des plateaux de télévision pour jeter des chiffres en l’air », a-t-il affirmé, insistant sur la séparation des pouvoirs et sur le fait que « le dossier est aux mains de la justice ».
À propos de l’état de l’enquête sur les mutins et d’éventuelles implications extérieures, Jacques Ayadji a maintenu la même ligne. « L’enquête est en cours. C’est la justice qui s’occupe de ces enquêtes-là. Le gouvernement ne s’immisce pas dans les affaires judiciaires », a-t-il rappelé.
Réagissant aux critiques liant la tentative de putsch à la gouvernance du pays ou à la situation de l’opposition, il a rejeté toute justification d’un coup de force. « Rien. Mais alors, rien du tout ne peut justifier le recours à la force pour prendre le pouvoir dans un pays démocratique », a-t-il martelé.
Sur les conséquences éventuelles de cette tentative de coup d’État sur le calendrier électoral, le ministre conseiller a assuré que le processus suit son cours. « Je pense que le processus électoral est en cours », a-t-il indiqué avant de préciser que la CENA et la HAAC ont continué à travailler normalement. Pour lui, « c’est un épisode qui est totalement fermé et le Bénin est reparti de mieux sur sa trajectoire ».
Augustin HESSOU

