
Les suites contentieuses des élections législatives du 11 janvier 2026 s’invitent ce jeudi 5 février devant la Cour constitutionnelle. L’audience plénière, prévue dans la salle Mgr Isidore de Souza, sera consacrée à l’examen de contestations portant aussi bien sur l’élection de députés que sur le mode de calcul des sièges attribués aux partis politiques.
Le premier recours a été introduit par Ousman Gomé GOME. Il met en cause la CENA ainsi que Michel SODJINOU, député élu dans la 19ᵉ circonscription électorale. Le requérant sollicite l’invalidation pure et simple de cette élection.
Le deuxième dossier concerne l’élection d’Adjibadé Moukaram KOUSSONDA dans la 22ᵉ circonscription électorale. Olorounto Samuel CHAINOU, assisté de son conseil Maître Générick AHOUANGONOU, conteste les résultats et demande également l’annulation de l’élection du député proclamé vainqueur.
Le troisième recours émane de Ludovic ASSOGBA. Celui-ci ne vise pas un élu en particulier, mais s’attaque directement à la CENA. Il réclame une rectification du régime légal d’attribution des sièges aux partis politiques ayant pris part au scrutin législatif du 11 janvier dernier.
Enfin, Emmanuel DEAWADO est à l’origine du quatrième dossier. Il conteste, lui aussi, le mode de calcul utilisé par la CENA pour la répartition des sièges entre les partis politiques et demande une correction du mécanisme appliqué.
À l’issue des débats, la Cour constitutionnelle rendra ses décisions après délibération. Ces arrêts sont attendus pour clarifier le contentieux post-électoral des législatives de 2026.
Augustin HESSOU

