
La tournée nationale d’explication de la réforme constitutionnelle a marqué une étape décisive à Parakou. L’honorable Robert Gbian et sa délégation ont exposé, le mercredi 26 novembre 2025, les nouvelles dispositions devant une salle comble réunissant autorités locales, dignitaires, leaders religieux et acteurs citoyens.
Accueilli par le maire de Parakou, Inoussa Zimé Chabi, le député Robert Gbian a détaillé les innovations issues de la révision constitutionnelle, notamment la création du Sénat et le passage des mandats électifs de 5 à 7 ans. Il a expliqué le rôle de cette nouvelle chambre, appelée à renforcer l’équilibre institutionnel. « Le Sénat ne fait pas la loi, le Sénat peut influencer la loi. Lorsque le droit est porté et que nous estimons que c’est une loi résurgente qui vient au sénat de revoir », a-t-il précisé.
La ministre-conseillère Mariam Djaouga Sacca a apporté des précisions sur les impacts sociaux et pratiques de la réforme. Pour elle, « le Sénat est comme un observatoire qui va désormais veiller aux dérives des acteurs politiques qui compromettent l’intégrité de notre pays, la cohésion sociale, l’unité nationale ». Elle a également souligné que le Sénat aura entre autres missions de veiller à l’éthique des acteurs politiques. « Nous avons passé 35 ans à faire la démocratie électoraliste, alors que notre combat commun est l’urgence du développement. Donc le Sénat vient recadrer la démocratie telle qu’on la faisait avant », a-t-elle, ajouté. De son côté, la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a insisté sur la nécessité d’une communication claire pour garantir la transparence des changements engagés.
Les échanges avec le public ont permis d’aborder sans détour les questions sur le fonctionnement du futur Sénat et sur les implications du septennat. Les réponses fournies ont contribué à dissiper les zones d’ombre et à renforcer la confiance des citoyens.
Augustin HESSOU

