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Taux de participation aux élections du 11 janvier : Iréné Agossa dévoile les vraies raisons

 36,73% des électeurs béninois ont pris part aux  élections législatives du dimanche 11 janvier 2026, selon les chiffres officiels. Entre autres raisons,  d’aucuns auraient évoqué un certain désaveu de l’offre politique actuelle. « C’est archi-faux » rétorque l’acteur politique, Iréné Agossa qui révèle  plutôt d’autres motifs.  « Il y a ceux qui voulaient l’affrontement. Cela n’a pas eu lieu et ceux-là se sont désintéressés du vote.»,  affirme-t-il, se disant heureux  de constater que « le processus électoral a été transparent, pacifique et conforme aux lois de la République. ». Ce membre du Bureau politique du parti Union Progressiste le Renouveau,   dans  un récent entretien sur E-Téké se réjouit surtout de ce  que « ce résultat valide la victoire claire et nette des  forces politiques de la mouvance qui ont su mobiliser leur base et ont performé. ». L’une des grandes leçons à retenir ici : « le peuple ici a confirmé le choix des grands partis. »

A propos des formations politiques en lice pour les législatives et qui ont connu la débâcle le dimanche 11 janvier dernier, Iréné Agossa cite le cas du parti LD, indiquant que ses candidats ont chuté « parce que leurs électeurs  n’ont pas pu suivre les consignes et l’orientation qu’ils leur  ont données lors de la  campagne. ».  Et d’en déduire : «  Le vrai message  du peuple qui sort de ces élections est la volonté de continuer les réformes courageusement engagées par le président Patrice Talon, c’est son mérite et il faut le dire. » Toujours au sujet des raisons pouvant expliquer le taux de participation de 36, 73% de votants à ces élections, Iréné Agossa a aussi fait allusion  à ceux qui n’ont pas voté parce qu’ils se sont mis dans la logique d’entretemps et qui étaient dans la corruption électorale. « Ils se sont abstenus parce qu’ils n’ont pas vu les chapeaux  et les teeshirts distribuer  comme auparavant ». Il y  a par ailleurs,  selon lui, la couche juvénile, les primo votants, qui ne sont pas encore  dans la grande logique de l’engagement citoyen. « Le combat à mener est de transformer la politique en un projet collectif, attractif et responsabilisant pour les nouvelles générations.  Des actions durables sont à mener  pour rapprocher les citoyens et les jeunes des enjeux politiques actuels…» recommande Iréné Agossa.

Christian TCHANOU

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