
À la suite de l’adoption de la révision constitutionnelle les 14 et 15 novembre 2025, le gouvernement a lancé une tournée nationale conjointe avec les députés pour expliquer aux citoyens les raisons du vote et les principales innovations introduites par le nouveau texte. Initiée par le président de la République Patrice Talon, cette démarche vise à permettre aux populations de mieux comprendre les changements avant la promulgation officielle de la loi.
La première étape, lundi 24 novembre 2025, s’est tenue à la Maison du peuple du 3ᵉ arrondissement de Cotonou, réunissant les forces vives des 2ᵉ, 3ᵉ et 6ᵉ arrondissements. La ministre conseillère Sèdami Mèdégan Fagla, cheffe de la délégation, a conduit cette descente, accompagnée des ministres Raphaël Akotègnon, Aurélie Adam Soulé Zoumarou et Véronique Tognifodé, du préfet Alain Orounla, de plusieurs directeurs départementaux et de parlementaires. Le maire de Cotonou, Luc Sètondji Atrokpo, entouré de ses adjoints et des chefs d’arrondissement, a ouvert la séance en saluant cette initiative jugée nécessaire dans un contexte de débats intenses autour de la réforme.
Dans son intervention, la ministre Mèdégan Fagla a insisté sur la volonté du gouvernement de « lever toute incompréhension » et de répondre aux interrogations suscitées par la révision. Elle a rappelé l’importance de replacer chaque innovation dans son cadre institutionnel pour éviter les interprétations erronées qui ont circulé depuis l’adoption du texte.
L’honorable Orden Alladatin, président de la Commission des lois à l’Assemblée nationale, a ensuite présenté les points clés de la réforme, notamment l’alignement des mandats électifs, la création du Sénat, l’instauration d’une trêve électorale, ainsi que d’autres ajustements institutionnels. Il a détaillé les objectifs de ces mesures, les équilibres recherchés et les mécanismes de mise en œuvre prévus.
Les citoyens présents, venus en nombre, ont posé de nombreuses questions sur les effets concrets de la réforme, notamment sur les cycles électoraux. Selon plusieurs participants, les explications fournies ont permis de dissiper les doutes entretenus par ce qu’ils qualifient de « campagne d’intoxication ». À l’issue des échanges, plusieurs habitants ont exprimé leur volonté de soutenir les institutions dans la mise en œuvre de la nouvelle architecture constitutionnelle.
Romain HESSOU

