
« La classe politique doit accepter une vérité simple, on ne gouverne pas uniquement pour être réélu, mais pour transmettre. L’objectif, c’est de transmettre » a fait savoir Iréné Agossa dans un récent entretien sur E-Télé. C’est fort de cela, selon cet acteur politique, que les partis politiques de la majorité présidentielle, ayant compris très tôt cet enjeu, ont choisi pour l’élection présidentielle prochaine Romuald Wadagni. Un candidat, à le croire, « préparé pour la mission, déjà prêt à continuer ce qui se passe, et qui est dans la logique, bien sûr, de cette vision ». Et d’ajouter : « C’est pourquoi je qualifie toujours cette candidature du candidat de la fierté retrouvée. »
Membre du Bureau Politique du parti Union Progressiste le Renouveau, Iréné Agossa insiste surtout sur le fait que « le développement ne se décrète pas, il se construit dans le temps ». Ce qui se fait depuis que le président Patrice Talon est au pouvoir, à ses dires. « Le développement se construit dans les autres pays, allez voir, ce n’est pas un décret qu’ici on signe seulement pour dire le pays est développé, pas du tout, ça se construit méthodiquement. » soutient-il. Faisant allusion à Bénin Alafia 2026, il indique que la méthode proposée dans cette vision est de sortir d’une politique guidée uniquement par les échéances électorales, pour entrer dans une culture de résultat durable, parce qu’il faut des résultats et des résultats durables.
Tout cela passe par trois leviers essentiels, selon l’invité de E-Télé. Primo, la planification à long terme, avec des étapes qui sont claires, des étapes intermédiaires nettes, qui sont ici appréciées à travers des indicateurs bien déterminés. Alafia 2060 gagnera surtout sa pérennité par son inscription dans une loi cadre de planification. Secundo, il y a l’évaluation systématique des politiques publiques. «Il faut que ce soit dans une culture. Systématiquement, nous devons évaluer les politiques publiques, et cela se fait maintenant déjà à tous les niveaux, local, communal, gouvernemental, au niveau du parlementaire, etc. En troisième point, Iréné Agossa met l’accent sur « la responsabilité politique fondée sur les impacts réels et non sur des promesses ».
Christian TCHANOU

