Une étape décisive a été franchie dans le processus de réconciliation au sein de l’Église du Christianisme Céleste (ECC). Réunis le jeudi 30 avril 2026 à Sofitel Cotonou Marina Hotel & Spa, les acteurs impliqués dans cette dynamique ont officiellement remis le rapport final du Comité Supérieur de Transition (CST) au Président de la République, Patrice Talon, en présence du Président élu, Romuald Wadagni.

Cette cérémonie solennelle consacre l’aboutissement d’une médiation engagée il y a un an sous l’impulsion du Chef de l’État, avec pour objectif de restaurer l’unité au sein de l’une des plus importantes communautés confessionnelles du pays. Organe technique et paritaire, le Comité Supérieur de Transition a été chargé de conduire la phase de normalisation de l’Église. Ses travaux ont consisté à analyser les causes des divisions internes, proposer des réformes structurelles et définir les bases d’une gouvernance apaisée.
À l’occasion de la remise du rapport, le coordonnateur du CST, le Général Bertin Bada, a salué l’engagement des différentes parties prenantes. « Des principes d’organisation ont été clarifiés et des bases institutionnelles posées pour permettre à l’Église de fonctionner dans la transparence, la responsabilité et l’esprit de communion », a-t-il déclaré.
Les conclusions du Comité Supérieur de Transition s’articulent autour de trois axes majeurs : l’unification de la gouvernance à travers la mise en place d’un Conseil d’administration unique, la réforme des textes fondamentaux avec la révision de la Constitution de l’Église, et l’instauration de mécanismes rigoureux pour une gestion patrimoniale plus transparente.
L’État en appui à la mise en œuvre : Prenant la parole, le Président Patrice Talon a salué les avancées enregistrées tout en appelant à leur concrétisation. « Ayez l’assurance que le peu qui a été fait nous ouvre la voie […] pour qu’au Bénin, on n’entende plus jamais parler de deux ou trois Églises du christianisme céleste », a-t-il affirmé. Le Chef de l’État a réitéré l’engagement des autorités à accompagner la mise en œuvre des recommandations issues du rapport, dans une logique de stabilisation durable de l’institution religieuse.

Un symbole fort pour la cohésion nationale
Au-delà de la sphère confessionnelle, cette remise de rapport revêt une portée nationale. Elle illustre la primauté du dialogue dans la gestion des crises et la volonté des autorités de promouvoir la cohésion sociale.
En clôturant la cérémonie, le Président de la République a invité les fidèles à soutenir le processus engagé. « Même si tout n’est pas parfait […] nous allons quand même le mettre en œuvre parce que c’est une avancée majeure », a-t-il insisté.
Romain HESSOU

