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Hydrocarbures : Le prix de l’essence grimpe à 725 FCFA le litre

Depuis le 1er mai 2026, ceux qui paient leur carburant dans les stations-services le paient plus cher. Le gouvernement a officialisé une révision à la hausse des prix des produits pétroliers, une décision annoncée jeudi 30 avril par le ministère de l’Industrie et du Commerce, à l’issue de la 2ème  session ordinaire de la commission de régulation des prix des produits pétroliers pour l’année en cours.

La flambée des cours mondiaux du brut, attisée par les tensions persistantes au Moyen-Orient, est invoquée par les autorités pour justifier ce réajustement tarifaire. L’essence est désormais affichée à 725 FCFA le litre à la pompe, le gasoil grand public à 750 FCFA, et le pétrole lampant bondit de 639 à 1 040 FCFA le litre, soit la hausse la plus spectaculaire de cette nouvelle grille. Les industriels bénéficient quant à eux d’un tarif préférentiel de 680 FCFA pour le gasoil. Le gaz domestique est également concerné, avec des prix oscillant entre 1 000 FCFA pour la bouteille de 1,5 kg et 10 000 FCFA pour le format de 12,5 kg.

Dans les stations-service de Cotonou, l’application de ces nouveaux tarifs a suscité des réactions contrastées. Pascal, gérant d’une station de Cotonou, témoigne d’une matinée tendue : certains clients, pris de court par l’annonce, ont exprimé leur mécontentement avant de finalement accepter la situation. « Il y a des clients qui se fâchent. On essaie de les calmer », confie-t-il. D’autres automobilistes, résignés, ont évoqué leur préoccupation pour les conducteurs de taxi-moto et les ménages aux budgets serrés, tout en reconnaissant qu’il fallait « faire avec ».

La situation est d’autant plus pesante que le marché informel, qui couvre une part significative de la demande locale, avait déjà anticipé la tendance en faisant passer le prix du litre de 650 à 750 FCFA, voire 1 000 FCFA par endroits, avant que les tarifs ne se stabilisent autour de 700 à 750 FCFA. La hausse officielle à la pompe ne fait donc que refermer l’écart entre les deux circuits d’approvisionnement, au détriment des consommateurs qui s’étaient réfugiés dans les stations pour échapper aux prix excessifs du secteur informel.

Le gouvernement affirme avoir veillé à préserver le pouvoir d’achat des Béninois dans la fixation de ces nouveaux tarifs. Mais le grand-public sait que ces ajustements tarifaires ont leur source principale dans la flambée de crise secouant le Proche Orient depuis quelques mois.

Olivier ALLOCHEME

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