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 Enseignements maternel et primaire : Salimane Karimou lance l’offensive contre les écoles hors normes

 La session ordinaire du Conseil Consultatif National des Enseignements Maternel et Primaire, ouverte mercredi à Porto-Novo, a rendu ses conclusions ce jeudi 30 avril 2026. Au terme de travaux menés tambour battant, ce sont 3 521 dossiers que la commission a passés au crible, un volume qui dit à lui seul l’ampleur du désordre à corriger.La tonalité avait été donnée d’entrée par le ministre Salimane Karimou, en présence d’un parterre d’acteurs : représentant du Président de la République, Eléonore Yayi Ladékan, présidente de la Commission de l’Éducation, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale, représentant du Conseil National de l’Éducation, membres du cabinet du MEMP, directeurs départementaux, partenaires sociaux et cadres du ministère. Devant cette assemblée, le ministre n’y est pas allé par quatre chemins : il s’agissait de « siffler la fin de la récréation ».Dans son allocution, il a rappelé la vocation première de cette instance : « un creuset d’échanges visant à formuler des avis et des recommandations » avant d’assigner à la commission une mission on ne peut plus explicite : « Je vous invite à tenir rigueur à la vérification et à l’étude minutieuse des dossiers afin de limiter les créations d’écoles et les ouvertures anarchiques de classes, sans compromettre l’atteinte des grands objectifs du système éducatif. »

3 521 dossiers  à la loupe

La matière à traiter ne manquait pas. Les dossiers soumis à l’examen de la commission, couvrant les secteurs public et privé, se répartissaient comme suit : 158 demandes de création d’écoles maternelles, 366 de création d’écoles primaires, 233 d’extension d’écoles maternelles, 2 508 d’extension d’écoles primaires, le lot le plus volumineux, auxquelles s’ajoutaient 178 dossiers de scission, 17 de transfert de site et 61 de changement de dénomination.

Derrière ces chiffres se dessine une réalité que le MEMP entend fermement corriger : la prolifération d’établissements ouverts sans égard pour les normes en vigueur, les distances réglementaires ou les besoins effectifs des localités concernées. Ces « écoles champignons », sorties de terre au gré des intérêts particuliers, constituent depuis longtemps un frein à la qualité du service éducatif.

Fidèle KENOU

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