- « Je suis convaincu que c’est Isidore Akon qui a commis ce meurtre », a-t-il affirmé.

Le procès relatif à la disparition de Pierre Urbain Dangnivo entre dans sa phase décisive. À l’issue de l’audience du vendredi 3 juillet 2026, le tribunal de première instance de Cotonou a fixé à mercredi prochain la lecture des pièces du dossier, les réquisitions du ministère public et les plaidoiries.
L’audience a été marquée par les dépositions de six personnes, dont plusieurs témoins déjà entendus en 2025, notamment le commissaire Prince Alédji, les colonels Enock Laourou et Séverin Koumassègbo, ainsi que les accusés Codjo Alofa et Donatien Amoussou.
Le témoignage le plus attendu était celui de l’ancien directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon. Comparu en qualité de témoin, il a affirmé être convaincu qu’Isidore Akon est l’auteur du meurtre de Pierre Urbain Dangnivo.
« Je suis convaincu que c’est Isidore Akon qui a commis ce meurtre », a-t-il déclaré, précisant fonder cette conviction sur des informations obtenues d’un informateur professionnel. Interrogé par Me Olga Anassidé, avocate de la partie civile, il a toutefois reconnu n’avoir pas personnellement participé aux investigations. Il a également soutenu que l’assassinat serait lié au cambriolage du Trésor public, sans pouvoir confirmer si la victime détenait les clés de la caisse.
Le nom d’Isidore Akon est revenu dans d’autres témoignages. Codjo Alofa a indiqué l’avoir connu en prison et avoir participé avec lui à un vol de motocyclette. Le commissaire Prince Alédji a, pour sa part, affirmé que le suspect est toujours recherché dans le cadre de cette affaire.
Codjo Alofa a par ailleurs maintenu que le corps exhumé à Womey résulterait d’une mise en scène. Selon lui, le défunt ex-gendarme Lucien Dègbo lui aurait demandé d’endosser la responsabilité des faits.
Le procès se poursuivra mercredi avec les réquisitions et les plaidoiries, une étape qui pourrait ouvrir la voie au dénouement de cette affaire judiciaire emblématique.
Romain HESSOU

