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Prévention de l’extrémisme violent : Le PNUD et la Norvège installent des mécanismes d’alerte précoce à Gogounou et Pèrèrè

Dans le cadre du Projet régional de prévention et de réponse à l’extrémisme violent dans le corridor atlantique, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), avec l’appui financier de la Norvège, a procédé du 7 au 10 juillet 2026 à la mise en place de mécanismes d’alerte précoce et de réponse rapide dans les communes de Gogounou et de Pèrèrè. L’initiative s’est accompagnée d’une formation des acteurs locaux afin de renforcer les capacités communautaires de prévention et de gestion des conflits dans ces zones exposées aux défis sécuritaires du nord du Bénin.

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), avec le soutien financier du Royaume de Norvège, a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de la résilience des communautés du nord du Bénin face aux défis sécuritaires. Dans le cadre de la deuxième phase du Projet régional de prévention et de réponse à l’extrémisme violent dans le corridor atlantique, deux mécanismes d’alerte précoce et de réponse rapide ont été mis en place dans les communes de Gogounou et de Pèrèrè, du 7 au 10 juillet 2026.

Organisée dans les mairies des deux communes, l’initiative a également permis de former les membres des nouveaux dispositifs afin de renforcer les mécanismes endogènes de prévention et de résolution des conflits au niveau local.

Longtemps considérée comme un espace relativement stable, la sous-région du golfe de Guinée fait désormais face à la progression de l’extrémisme violent et de la criminalité transnationale en provenance notamment du Sahel central et du Nigeria. Le nord du Bénin, en raison de sa position frontalière avec le Burkina Faso, le Niger et le Nigeria, est particulièrement exposé à cette menace sécuritaire.

Face à cette situation, le PNUD accompagne depuis plusieurs années les collectivités territoriales dans la mise en place de Systèmes locaux d’alerte précoce (SLAP) et de Comités communaux de paix afin d’anticiper les tensions sociales susceptibles d’alimenter les fragilités dans les zones frontalières. Après une première phase ayant concerné les communes de Péhunco, Kouandé, Bassila et Toucountouna, le projet étend désormais son action à Gogounou et Pèrèrè.

Pendant deux jours dans chacune des communes, les ateliers ont réuni un large éventail d’acteurs locaux, notamment les maires, chefs d’arrondissement, secrétaires exécutifs, directeurs du développement local, chefs de village, commissaires de police, représentants des producteurs et éleveurs, leaders communautaires ainsi que des représentants des femmes et des jeunes.

Animées par des experts et des cadres du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, notamment du Secrétariat permanent de la Commission nationale de lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme (SP/CNLCREVT), les sessions de formation ont porté sur l’extrémisme violent, le terrorisme, les signes précurseurs des conflits, les techniques de médiation et de résolution pacifique des différends ainsi que le fonctionnement des systèmes d’alerte précoce.

Les travaux pratiques ont permis aux participants d’identifier les forces, faiblesses, opportunités et menaces propres à chaque arrondissement en matière de prévention des conflits, avant d’élaborer des plans d’actions adaptés aux réalités locales.

À l’issue des travaux, les membres des Systèmes locaux d’alerte précoce et des Comités communaux de paix ont été officiellement installés dans les deux communes, avec pour mission de détecter les signaux de tensions, de favoriser le dialogue communautaire et de contribuer à la préservation de la paix et de la cohésion sociale dans leurs localités respectives.

De part cette initiative, le PNUD et la Norvège réaffirment leur engagement aux côtés du Bénin pour renforcer les capacités locales de prévention des conflits et consolider la résilience des communautés face aux menaces sécuritaires qui pèsent sur le corridor atlantique.

HESSOU Romain

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