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Visite de découverte et d’échanges : À Adjrou’Houé, Imelda BADA ouvre une nouvelle fenêtre culturelle entre le Bénin et la Chine avec le producteur Wang Chengze

Le lundi 17 août 2026 restera comme une journée particulière dans la mémoire du village de contes Adjrou’Houé. Dans ce lieu où les récits ancestraux continuent de faire vivre la mémoire collective du Bénin, une rencontre d’une portée symbolique et stratégique s’est déroulée autour d’un même fil conducteur : faire de la culture un pont entre les peuples.

À l’initiative de Madame Imelda BADA vice-consul du Bénin à Bordeaux, présidente de l’Association Partage Diaspora Béninoise (PDB France) et promotrice du Festival International Zogben, une délégation conduite par le producteur international chinois Wang Chengze a effectué une visite de découverte et d’échanges au village de contes Adjrou’Houé.

Cette rencontre, loin d’être une simple visite touristique, s’inscrit dans une vision plus large : celle d’un Bénin qui entend désormais inscrire son patrimoine culturel dans les grands circuits internationaux de la création, du cinéma et des industries culturelles.

Imelda BADA, une ambassadrice du patrimoine béninois au-delà des frontières

Derrière cette initiative se trouve une démarche portée depuis plusieurs années par Imelda BADA : faire de la culture un instrument de rayonnement international.

Son parcours, à la croisée de la diplomatie, de la diaspora et de la promotion culturelle, l’a progressivement installée comme une actrice engagée de la valorisation de l’identité béninoise à l’étranger.

À travers ses différentes responsabilités, notamment au sein de la diaspora béninoise en France et dans l’organisation du Festival International Zogben, elle défend une conviction : le patrimoine africain ne doit plus seulement être regardé comme un héritage du passé, mais comme une richesse capable de générer des collaborations nouvelles, des opportunités économiques et des échanges entre continents.

C’est dans cet esprit qu’elle a souhaité faire découvrir à Wang Chengze et à son équipe un espace emblématique de cette mémoire vivante : Adjrou’Houé.

Wang Chengze, un regard chinois tourné vers les histoires africaines

La présence de Wang Chengze donne une dimension particulière à cette rencontre.

Producteur de cinéma reconnu en Chine, producteur de la Fondation chinoise du cinéma et acteur majeur des échanges cinématographiques internationaux, il appartient à cette génération de créateurs convaincus que les histoires humaines constituent le langage commun des civilisations.

Son parcours est marqué par une longue expérience dans la production de films de fiction, mais aussi par un engagement constant en faveur du rapprochement culturel entre la Chine et le reste du monde.

À travers ses œuvres et ses collaborations internationales, Wang Chengze explore des récits liés au courage, à la mémoire, à la solidarité et à la dignité humaine.

Son intérêt pour le Bénin et particulièrement pour son patrimoine narratif traduit une volonté d’aller à la rencontre de nouvelles sources d’inspiration artistique.

À Adjrou’Houé, il n’est pas seulement venu observer un spectacle culturel. Il est venu découvrir une autre manière de raconter l’histoire des peuples.

Adjrou’Houé, un écrin de transmission porté par Fidèle ANATO

C’est dans cet univers singulier imaginé et développé par Fidèle ANATO, promoteur du village de contes Adjrou’Houé, que la délégation internationale a été accueillie.

Son initiative donne une nouvelle dimension au conte béninois en faisant de cette tradition orale un espace de création, de transmission et de rencontre.

Le village de contes apparaît ainsi comme un lieu où la parole ancienne dialogue avec les expressions artistiques contemporaines, offrant un cadre naturel pour penser de nouvelles coopérations culturelles.

Cette richesse a constitué l’un des points forts de la visite : montrer qu’un patrimoine local peut devenir une porte d’entrée vers des collaborations internationales.

Vers une coopération culturelle entre le Bénin, la Chine et l’Europe

Au cours des échanges, plusieurs pistes de partenariat ont été évoquées. Parmi elles figurent l’accompagnement du centre d’excellence Adjrou’Houé et Adjroukplonhoué, le soutien aux équipements nécessaires au développement des activités culturelles, ainsi que l’ouverture de perspectives pour la circulation internationale des créations béninoises.

Le projet d’exportation du spectacle « La Calebasse de Grand-Père » vers la Chine constitue l’un des symboles forts de cette ambition. Cette création artistique pourrait ainsi rejoindre des festivals internationaux et contribuer à faire découvrir au public chinois la richesse des récits et des imaginaires béninois.

D’autres perspectives concernent également l’Europe, notamment Bordeaux, où des représentations pourraient être envisagées dans les prochains mois.

La culture comme nouvelle frontière de la coopération internationale

La rencontre d’Adjrou’Houé révèle une évolution profonde dans les relations internationales : les peuples ne se rapprochent plus seulement par les accords économiques ou politiques, mais aussi par leurs histoires, leurs arts et leurs mémoires. En réunissant un producteur chinois de dimension internationale, un espace culturel béninois et des acteurs engagés dans la diplomatie culturelle, Imelda BADA pose une nouvelle pierre à l’édifice du rayonnement du Bénin.

Cette journée du 17 août 2026 illustre une conviction forte : dans la compétition mondiale des images et des récits, les nations qui savent raconter leur histoire disposent d’une force d’influence incomparable.

À Adjrou’Houé, entre la voix des conteurs béninois et le regard du cinéma chinois, une nouvelle passerelle vient de naître. Une passerelle faite de mémoire, de créativité et d’ouverture sur le monde.

Par la Rédaction

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