Le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a rendu hommage à l’écrivain sénégalais Cheikh Hamidou Kane, décédé le 4 octobre 2026 à l’âge de 98 ans. Dans un message publié sur sa page Facebook, il salue la mémoire d’une figure intellectuelle de la génération des indépendances, dont l’œuvre majeure, L’Aventure ambiguë, continue d’interroger l’identité africaine et le rapport au monde.
La disparition de Cheikh Hamidou Kane suscite des hommages au-delà des frontières sénégalaises. Au Bénin, le président Romuald Wadagni a exprimé sa profonde tristesse à la suite du décès de l’écrivain et ancien haut responsable sénégalais, reconnu notamment pour son roman L’Aventure ambiguë.
Dans son message, le chef de l’État béninois présente le disparu comme « une grande voix de la génération des indépendances ». Il souligne la contribution de l’écrivain à la réflexion du continent sur son identité, sa culture et sa place dans le monde. Par sa pensée et sa plume, Cheikh Hamidou Kane aura, selon lui, participé à nourrir les questionnements fondamentaux de l’Afrique sur elle-même et sur son devenir.
Romuald Wadagni insiste également sur la portée durable de L’Aventure ambiguë, œuvre publiée en 1961 et devenue une référence de la littérature africaine francophone. « L’Aventure ambiguë restera l’une de ces œuvres qui traversent les époques et continuent de nous interroger », écrit-il, mettant ainsi en avant la permanence d’un texte qui explore les tensions entre héritage culturel, foi et ouverture à d’autres systèmes de pensée.
Un héritage qui dépasse les frontières
Au-delà de la dimension littéraire, le président béninois souligne la portée continentale de cette disparition. « Le Sénégal perd un grand écrivain. L’Afrique perd une grande voix », affirme-t-il, résumant l’importance de l’héritage laissé par l’illustre disparu.
Le chef de l’État adresse par ailleurs ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches, au peuple sénégalais ainsi qu’à l’ensemble de la communauté littéraire. Son hommage s’achève sur une invocation religieuse, dans laquelle il prie Allah d’accorder Sa miséricorde au disparu et de l’accueillir dans Son éternel Paradis. « Reposez en paix. Votre œuvre continuera de vivre », conclut Romuald Wadagni.
Par cet hommage, le président béninois salue la mémoire d’un écrivain dont la réflexion sur l’identité, la culture et la rencontre des civilisations a durablement marqué la littérature africaine et continue d’alimenter le débat intellectuel sur le continent.
Romain HESSOU

