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Nord-Bénin : Le Japon mobilise 400 millions FCFA pour renforcer la résilience des femmes

Le Japon renforce son appui aux communautés vulnérables du nord du Bénin. Un projet consacré au renforcement de la résilience des femmes face aux risques de protection, aux conflits et aux effets du changement climatique a été officiellement clôturé vendredi 25 septembre 2026. Financé à hauteur de 700 000 dollars, soit environ 400 millions de francs CFA, par le Gouvernement japonais, le projet a été mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au profit des communautés de Matéri et de Banikoara.

La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon près la République du Bénin, Uezono Hideki, du chef de Bureau de l’OIM au Bénin, Etienne Banga, ainsi que des maires de Matéri et de Banikoara, Robert W. Kassa et Sabi Goré Bio Ali. Des représentantes des femmes maraîchères des deux communes ont également pris part à la rencontre.

Mis en œuvre dans le cadre du budget supplémentaire de l’exercice fiscal 2024 du Japon, le projet intitulé « Strengthening women’s resilience to protection risks, conflicts, and the impacts of climate change in Northern Benin » visait à renforcer les capacités des femmes et des acteurs locaux face aux vulnérabilités qui affectent les communautés du septentrion.

Des femmes davantage outillées face aux risques

À l’occasion de la cérémonie, l’ambassadeur du Japon a souligné la contribution du financement de son pays aux efforts du Gouvernement béninois en faveur du renforcement de la résilience des populations vulnérables dans les régions septentrionales.

Uezono Hideki s’est notamment réjoui des résultats enregistrés au terme de la mise en œuvre du projet. Ceux-ci portent entre autres sur le renforcement des capacités des femmes, l’amélioration de leur accès à l’information et aux mécanismes de protection, ainsi que le développement des compétences des acteurs locaux pour mieux répondre aux risques auxquels sont exposées les communautés.

L’intervention a ainsi cherché à agir sur plusieurs dimensions de la vulnérabilité, dans un contexte où les effets du changement climatique, les risques de conflits et les enjeux liés à la protection peuvent fragiliser davantage les populations.

Agriculture, protection et cohésion sociale

Les bénéficiaires ont, pour leur part, mis en avant plusieurs réalisations issues du projet. Les actions menées ont notamment concerné les infrastructures, la résilience agricole et la gestion durable des ressources naturelles.

La prévention et la réponse aux violences basées sur le genre figurent également parmi les domaines d’intervention, tout comme le renforcement de la cohésion sociale. Ces différentes composantes ont été développées avec l’objectif de renforcer les capacités des communautés à faire face aux risques tout en favorisant des mécanismes locaux de protection.

Les représentantes des femmes bénéficiaires ont exprimé leur reconnaissance au Gouvernement japonais pour son accompagnement et ont souligné l’importance des acquis enregistrés au cours de la mise en œuvre du projet.

La pérennisation des acquis en ligne de mire

La clôture du projet ne marque pas pour autant la fin de l’engagement des bénéficiaires. Ces dernières ont réaffirmé leur volonté de contribuer à la pérennisation des acquis obtenus dans les communes de Matéri et de Banikoara.

À travers cet appui, le Japon et l’OIM entendent contribuer aux efforts visant à rendre les communautés du nord du Bénin plus résilientes face aux différents risques auxquels elles sont confrontées. Le renforcement des capacités des femmes et des acteurs locaux apparaît ainsi comme l’un des leviers de consolidation des mécanismes de protection et de développement au niveau communautaire.

Le financement de 700 000 dollars aura ainsi permis de soutenir des actions combinant autonomisation des femmes, résilience agricole, protection, gestion des ressources naturelles et cohésion sociale dans deux communes du nord du pays.

Romain HESSOU

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