
La question du relogement des revendeuses de crevettes fumées de Missèbo était au cœur d’une rencontre la semaine écoulée avec le maire de Cotonou, Luc Gnacadja. Reçues dans le cadre d’une démarche d’écoute de proximité, les représentantes de ces actrices de l’économie populaire ont exposé les difficultés auxquelles elles sont confrontées, notamment celles liées à leurs conditions d’installation.
Au cours des échanges, le maire a pris connaissance de leurs préoccupations et annoncé l’engagement de démarches auprès des structures compétentes afin d’examiner les différentes pistes susceptibles d’apporter une réponse à la situation. Celle-ci perdure depuis 2012 et constitue, selon les représentantes des revendeuses, une préoccupation majeure pour leur activité. L’initiative vise ainsi à rechercher une solution durable, en tenant compte à la fois des préoccupations des commerçantes et des exigences liées à l’aménagement et à la gestion de l’espace urbain.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du deuxième pilier du document de mandature de la mairie de Cotonou, consacré au développement de l’économie populaire. À travers cette démarche, l’administration municipale entend renforcer le dialogue avec les acteurs qui contribuent au quotidien à l’animation économique de la ville.
Pour les revendeuses de crevettes fumées de Missèbo, l’enjeu reste désormais de voir les démarches annoncées déboucher sur une solution pérenne à la question de leur relogement.
Romain HESSOU

