Présent à l’ouverture du deuxième congrès ordinaire du parti Les Démocrates, le 10 octobre 2026 à Porto-Novo, le président de MOELE-BÉNIN, Jacques Ayadji, a lancé un appel à l’ouverture et au dialogue entre les différentes sensibilités politiques. Dans son adresse aux congressistes, il a plaidé pour une vie politique moins cloisonnée, dans laquelle les divergences n’empêchent pas les acteurs de contribuer ensemble au développement du Bénin.

Devant les responsables et militants du parti dirigé par Nourénou Atchadé, ainsi que les représentants des formations politiques invitées, Jacques Ayadji a articulé son intervention autour de deux notions : « renaître » et « cloisonner ». La première renvoie, selon lui, à la capacité des organisations politiques à surmonter les épreuves. La seconde l’amène à critiquer les logiques de séparation qui limitent les échanges entre les acteurs politiques.
Pour le président de MOELE-BÉNIN, la survie et le renforcement des organisations politiques passent notamment par le dialogue, le respect mutuel et la capacité à tendre la main au-delà des appartenances partisanes. Il estime que les périodes d’épreuve sont précisément celles où l’ouverture et la concertation prennent tout leur sens.
Un appel à accepter la main tendue du pouvoir
Au-delà de cette réflexion sur les rapports entre formations politiques, Jacques Ayadji a directement invité les acteurs de l’opposition à considérer la possibilité d’une collaboration avec le président de la République, Romuald Wadagni. Il a estimé que l’ensemble de la classe politique devait contribuer aux efforts de développement national, sans que les divergences partisanes deviennent un obstacle au fonctionnement du pays. « Aujourd’hui, acteurs politiques de toutes sensibilités, nous n’avons qu’un seul acte à poser, accepter la main tendue du Président Romuald WADAGNI pour qu’ensemble avec lui et tous les autres, nous portions dans l’intérêt de tous, notre pays plus loin sur la voie de son développement », a-t-il déclaré.
Le président Ayadji a également invité les congressistes à faire leur le mot d’ordre « Ensemble, plus loin », associé à l’action du chef de l’État. Cette démarche, dans sa vision, doit permettre de privilégier l’intérêt national et d’éviter que les oppositions politiques ne compliquent la conduite des affaires publiques.
Jacques Ayadji a toutefois inscrit son plaidoyer dans une perspective plus large que les seuls rapports entre la majorité et l’opposition. Il a défendu l’idée d’un système politique dans lequel les acteurs, quelle que soit leur sensibilité, pourraient participer à la construction nationale et se préparer à l’alternance.
Pour illustrer cette conception, il a rappelé que les responsables actuellement au pouvoir seront un jour appelés à le quitter, tandis que les formations aujourd’hui dans l’opposition pourraient, à leur tour, exercer des responsabilités gouvernementales. D’où, selon lui, la nécessité de préserver des conditions de dialogue et de coopération.
En intervenant au congrès des Démocrates, le président de MOELE-BÉNIN a ainsi placé la question du dépassement des clivages au centre de son message. Son appel reste désormais tributaire de la manière dont les différentes forces politiques accueilleront cette proposition de dialogue et définiront les modalités concrètes d’une éventuelle collaboration.
Romain HESSOU

