
Le Forum international du cadre de vie (FIC) a achevé sa quatrième édition, le samedi 10 octobre 2026 à Cotonou, après trois jours de travaux consacrés à la transition vers des territoires africains plus sobres en carbone. À la clôture, le ministre du Cadre de vie et des Transports, Georges Alé, a appelé à traduire les réflexions en actions concrètes, tandis que des jeunes porteurs de projets innovants ont été distingués.
Placée sous le thème « Économie des territoires africains : accélérer la transition vers la sobriété carbone », cette édition s’est achevée par un dîner de gala au Sofitel Hôtel de Cotonou. Dans son intervention, Georges Alé a rappelé que l’amélioration du cadre de vie passe par des réponses durables aux besoins des populations, notamment en matière de logement, d’eau potable, d’énergie et de mobilité. Le ministre a plaidé pour des solutions d’aménagement et de construction adaptées aux réalités africaines, avec une attention particulière à la valorisation des matériaux locaux. Soulignant les liens entre l’habitat, les transports et la protection de l’environnement, il a invité les participants à assortir les recommandations formulées de responsabilités clairement définies et de moyens permettant leur mise en œuvre.
Le directeur général de la Construction et de l’Habitat, Ismaïl Yasso, a, pour sa part, insisté sur les conditions nécessaires à la concrétisation des propositions issues du forum. Il a notamment mis l’accent sur la maturation des projets, indispensable pour faciliter l’accès aux financements, ainsi que sur la normalisation et la certification des matériaux locaux. Il a également défendu une planification urbaine intégrée, tenant compte des contraintes foncières, des besoins de mobilité, des risques d’inondation, de la gestion des déchets et de la préservation des écosystèmes. Pour lui, la sobriété carbone peut aussi favoriser l’innovation, la création d’emplois et le développement de l’économie circulaire. Les effets de ces orientations devront toutefois se mesurer à travers des résultats tangibles.
La cérémonie de clôture a également mis en lumière la créativité de la jeunesse à travers la remise de distinctions aux lauréats du hackathon organisé dans le cadre du FIC 2026.
Parmi les lauréats figurent Willson Edwin Mardochet Adjovi et Mohamed Baydoun, dont le projet porte sur l’arrêt de bus Fifa. Omontola A. Rayanatou Abdou et Gloria Séréna Mahoutohou Dagba ont également été récompensées pour leur projet. Edan Barzasi et Sonia Léila Boukari ont proposé une réflexion sur la décarbonation du bâtiment, tandis que Nelly Mahouna Gbaguidi et Meryl Agnikpe ont travaillé sur la gestion des eaux usées.
En amont du dîner de gala, une opération de plantation de plants a été menée à l’École primaire publique de Fidjrossè. Les travaux achevés, les recommandations formulées et les projets distingués placent désormais au premier plan la question de leur mise en œuvre. C’est à ce stade que se jouera la portée du FIC 2026 : dans la capacité des acteurs concernés à transformer les propositions en réalisations au service des villes africaines et de leurs habitants.
Augustin HESSOU

