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Ouverture de la première session budgétaire sous le septennat de Wadagni : Des appréciations des députés sur le discours du Président

He Adam Irène, élue BR de la 9ème circonscription électorale

« C’est un discours qui prouve que le président vit lui-même au quotidien les problèmes qui touchent les Béninois… »

« Comme vous le savez déjà, nous avons procédé ce jour à l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2026. Et ce qui m’a particulièrement marquée au premier abord, c’est la présence de tous les présidents d’institutions de notre pays.

En dehors de cela, il y avait la présence des membres du gouvernement, de partenaires techniques et financiers qui appuient nos projets et programmes de développement. C’est le premier point fort qui m’a marquée. Le deuxième point qui m’a marquée, c’est le contenu du discours du président de l’Assemblée nationale.

C’est un discours qui prouve que le président de l’Assemblée nationale est un président qui suit tout de près. On dirait qu’il vit lui-même au quotidien les problèmes qui touchent les Béninois. Il s’est plutôt intéressé aux couches les plus vulnérables.

Il a suivi de très près les questions les plus sensibles, les préoccupations les plus choquantes qui ont touché la dignité des Béninois ces derniers mois. Il a eu à donner des exemples. Il a eu également à valoriser nos talents, nos ressources humaines.

Je voudrais citer les écrivains Olympe Bhêly QUENUM, sur lequel il est revenu avec un témoignage élogieux. Il a cité l’exemple de notre grand-sœur Angélique Kidjo. Les sportifs, les artistes qui ont fait la fierté de notre pays ces derniers mois, il les a cités.

Il les a rendus hommages. En dehors de cela, il s’est intéressé aux questions relatives aux violences faites aux femmes. Il a donné des cas de filles et de jeunes filles qui ont subi certaines formes de violences ces dernières années.

Vous allez constater que j’exprime tout cela avec beaucoup d’émotion. C’est la preuve que cela m’a marquée. Je dis merci au président de l’Assemblée nationale.

Merci d’être sensible, d’être très proche des préoccupations des Béninoises et des Béninois que nous représentons tous à l’Assemblée nationale. Merci de faire de leurs problèmes leurs propres problèmes. Merci de nous inviter, nous tous les députés, à faire de ces préoccupations-là nos priorités et à agir en faveur de la quête de solutions pour que jamais ce problème qui touche la dignité des Béninois, qui constitue des freins au développement socio-économique de notre pays, que plus jamais nous n’assistions plus à ce genre de problème. Je vous remercie ».

He Éléonore Chikani Yayi, élue BR de la 10ème Circonscription électorale

« Nous avons eu droit à une ouverture solennelle assez profonde en termes de messages »

« Laissez-moi déjà vous dire que nous avons eu droit à une ouverture solennelle assez interpellante, assez profonde en termes de messages, et de laquelle moi je retiens deux, trois choses. La première, vous venez de le dire, le message du président de l’Assemblée nationale. Ce message nous interpelle tous, et particulièrement au niveau de ma commission, qui est la commission qui s’occupe de tout ce qui concerne l’homme en général, que ce soit la formation, l’éducation, la santé, les affaires sociales, la culture.

Tout ça, ce sont des richesses pour notre pays. Il est important que nous puissions être au cœur de tout ce qui est mesures sociales que le gouvernement fait, et de comment les populations ressentent cela. Notre mission, c’est de nous assurer que toutes les ressources mobilisées, autorisées par l’Assemblée nationale, ont pu avoir un impact réel au cœur des populations.

Pour ce qui concerne ces affaires sociales assez touchantes, ça montre que le président de l’Assemblée nationale et tous les députés doivent être au quotidien, proches des populations, pour voir un peu ce qui se passe avec les populations, et apporter leur part de responsabilité. Au niveau de ma commission, nous n’avons pas attendu pendant les vacances parlementaires. Nous nous sommes retirés pour mieux revisiter nos rôles, nos responsabilités, à travers un séminaire d’imprégnation et d’immersion.

Donc nous connaissons nos rôles, nous savons comment il faut aller sur le terrain. On ne va pas sur le terrain en désordre, il y a une méthode, il y a une certaine pédagogie. Nous savons la collaboration que nous allons mettre en place avec les différents ministères sectoriels pour que le travail se passe vraiment dans la paix, dans la sérénité.

Et comme vous le savez, c’est l’ouverture de la session budgétaire. Bientôt, les sectoriels vont passer devant la représentation nationale, et ça va être l’examen du projet de loi de finances. Nous, notre rôle, c’est de nous assurer que ce projet de loi qui est déjà assez attendu puisse vraiment être un projet de loi qui touche au vécu de nos populations.

Que ce soit les filles dans les lycées techniques, que ce soit les garçons dans les écoles, que ce soit les mamans dans l’éducation, qu’elles doivent pouvoir apporter à la fille d’aujourd’hui et la maman de demain, nous serons à ce rendez-vous. Et la culture qui nous interpelle, nous serons également là. Vraiment, merci beaucoup pour votre intérêt. »

He Sènan Christian Gbogbo, élu BR de la 23ème circonscription électorale

“Nous avons l’obligation d’accompagner les différents projets que le gouvernement veut mettre en place”

« Il faut dire que, à l’ouverture de cette deuxième session ordinaire, le président de l’Assemblée nationale, le professeur Joseph Fifamè Djogbénou, a livré un discours fantastique. Un discours qui fait recours à notre passé. Il a touché un peu l’écrivain Olympe Bhêly QUENUM, que nous savons tous.

Quand nous avons lu son livre « Un piège sans fin », autant que nous sommes cadres aujourd’hui, personne ne peut nier de ne pas avoir connu ce document. Il lui a rendu hommage, et nous l’avons accompagné dans cet hommage. Il faut également faire comprendre qu’il a accentué sur le fait que nous avons l’obligation, en tant qu’élu du peuple, de pouvoir accompagner le gouvernement.

Vous savez, le gouvernement est en train de faire beaucoup de réformes. Dans les dix ans passés, sous la présidence du président de la République, je veux parler de l’ancien, son excellence Patrice Salon, actuel président du Sénat, il a fait beaucoup de réformes qui ont permis de changer le visage du Bénin, que ce soit à l’interne comme à l’international. Cette dynamique qui est en cours, il faudrait que ça puisse continuer.

C’est pour cette raison que ce nouveau gouvernement, que préside Romuald WADAGNI, a décidé d’aller dans ce sens, dans le sens des réformes, dans le sens de métamorphoser notre République. Pour cela, en tant qu’élu du peuple, en tant que député à l’Assemblée nationale, nous avons l’obligation d’accompagner ces réformes, nous avons l’obligation d’accompagner les différents projets que le gouvernement veut mettre en place pour le bien du peuple béninois. Vous savez que cette session, c’est une session budgétaire, ça va permettre de valider un certain nombre de programmes et projets, pratiquement dans tous les domaines, dans tous les ministères.

Ceci va permettre de donner assez de moyens aux différents ministères pour pouvoir aller dans la mise en œuvre desdits projets.

He Paulin Kingnidé Akponna, élu BR de la 10ème Circonscription électorale

« Nous allons travailler pour doter l’État des moyens d’éradication de l’extrême pauvreté »

« Le Président a fait une belle ouverture en mettant l’accent sur la nécessité de célébrer les Béninois qui se sont montrées exceptionnelles au cours de l’année, dans le domaine du sport, dans le domaine de la littérature. Il a surtout mis l’accent sur les conditions de vie de nos populations en général, et en particulier des enfants qui sont victimes de la maltraitance. Et rappeler que l’Assemblée nationale a un rôle important à jouer dans l’accompagnement du gouvernement pour régler tous ces problèmes, en dotant le gouvernement des moyens nécessaires.

Et c’est là qu’il a rappelé que cette session est une session budgétaire, comme vous en doutez tous. Et ce qui échappe souvent quand on parle de budget, c’est que le Béninois-lambda pense qu’il faut voter le budget pour faire fonctionner l’État. Mais c’est d’abord à la demande du gouvernement que nous faisons d’abord un examen de ce budget avant son vote.

Et l’examen porte généralement sur la sincérité des dépenses inscrites au budget. Ça porte aussi sur la maîtrise du déficit et de la dette. L’examen porte aussi sur l’équilibre entre la répartition des dépenses sur les fonctions régaliennes de l’État, je veux parler de la santé, je veux parler de la défense, je veux parler de l’éducation, etc.

Mais aussi de la performance des différents programmes inscrits au budget à travers les objectifs et les indicateurs de résultats liés à ces différents programmes. C’est après cet examen que le vote a lieu au besoin, après les amendements formulés par les uns et les autres que l’État habituellement depuis 2016 prend généralement en compte. Et nous connaissons la performance de notre État désormais dans la gestion budgétaire fiscale, la transparence dans la gestion budgétaire fiscale, ce n’est plus un secret pour quelqu’un.

Et surtout, il y a une particularité, nous sommes en train de vouloir examiner et voter le premier budget de l’ère du président WADAGNI. Et vous le savez très bien que le cœur de son programme d’action du gouvernement est l’éradication de l’extrême pauvreté. Et qu’est-ce que nous pouvons faire nous en tant que députés si on ne s’associe pas à cette belle initiative que de penser aux plus pauvres, que de penser aux plus vulnérables ?

Donc nous allons travailler d’arrache-pied au cours de cette session deuxième ordinaire, pour doter l’État béninois des moyens nécessaires à l’amélioration des conditions de vie de nos populations, des moyens nécessaires à l’éradication effective de l’extrême pauvreté. »

𝐋’𝐇𝐞 𝐂É𝐂𝐈𝐋𝐄 𝐒. 𝐀𝐇𝐎𝐔𝐌È𝐍𝐎𝐔 𝐇𝐎𝐔𝐍𝐊𝐏𝐀𝐓𝐈𝐍 𝐀𝐏𝐑È𝐒 𝐋’𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑𝐓𝐔𝐑𝐄 𝐒𝐎𝐋𝐄𝐍𝐍𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐃𝐄𝐔𝐗𝐈È𝐌𝐄 𝐒𝐄𝐒𝐒𝐈𝐎𝐍 𝐎𝐑𝐃𝐈𝐍𝐀𝐈𝐑𝐄 𝐏𝐀𝐑𝐋𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐈𝐑𝐄 𝟐𝟎𝟐𝟔

« le Président a assis son discours sur la promotion de la culture »

« …Nous sommes en train de vivre le mois d’octobre. C’est un mois qui interpelle toutes les femmes, un mois qui interpelle la conscience, qu’elle soit féminine ou masculine. Que nous soyons hommes ou femmes, nous sommes tous interpellés car pour qu’une Nation puisse vivre et aller de l’avant, pour que l’économie prospère, nous avons besoin de voir les deux genres travailler ensemble. D’ailleurs, dans son discours, le Président de l’Assemblée nationale, le Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, a fait une petite ouverture sur le ‘’consommons local’’.  Cela ne peut pas vous surprendre. Lorsque vous prenez le programme d’action du gouvernement de l’ancien Président de la République, Son Excellence Monsieur Patrice Talon, l’un des piliers sur lesquels il avait travaillé, c’est la promotion de l’artisanat. Aujourd’hui, nous qui sommes des élus, des représentants du peuple, nous sommes là pour accompagner, pour montrer qu’au-delà de la théorie, au-delà des promesses, l’artisanat béninois est en train de prendre une place réelle dans notre culture parce qu’on ne peut pas parler de culture sans parler d’artisanat.

On ne peut pas parler de culture sans que nous-mêmes, qui sommes des acteurs principaux, nous nous donnions des modèles, nous donnions réellement de bons exemples. C’est la raison pour laquelle tous les députés de la 10e législature ont accompagné l’initiative du Président de l’Assemblée nationale. Il l’a dit dans son discours que c’est une initiative que nous allons répéter et renouveler. Je précise que le Président de la République, Son Excellence Monsieur Romuald Wadagni, est dans la même dynamique de la poursuite de la promotion de notre culture et à travers elle, notre artisanat (…) Permettez-moi de revenir sur deux choses par rapport au discours du Président de l’Assemblée nationale. On ne peut pas aborder les détails de la session budgétaire sans se référer à ce discours. Il comporte deux axes principaux, mais je vais d’abord commencer par la forme. C’est un discours très sobre mais responsable et cette responsabilité interpelle toute la conscience d’un député. Sur le fond, le Président de l’Assemblée nationale a assis son discours sur un pilier principal qu’est la promotion de la culture. Il a rendu hommage à notre écrivain Olympe Bhêly-Quenum, à l’artiste internationale de renom Angélique Kidjo ainsi qu’aux sportifs. L’ensemble n’est que la promotion de la culture du Bénin. Par rapport au projet de loi de finances, 2027 que nous sommes appelés à examiner, il comporte cinq piliers prioritaires. Le premier, c’est l’amélioration de notre agriculture. Le second, c’est la promotion de notre industrie parce que nous devons transformer nos matières premières au lieu de vendre à l’extérieur. Le troisième pilier, c’est le renforcement du capital humain. Ensuite, il y a la valorisation de notre potentiel touristique et culturel et enfin la promotion des innovations technologiques. Ces cinq piliers définis par le gouvernement donnent déjà une idée des différentes rubriques de notre budget pour 2027. Ce projet de loi de finances, gestion 2027, le budget des dépenses à sensibilité sociale connaîtront une augmentation de 24,3%. Cela concerne notamment la gratuité de la scolarité des filles au primaire et au secondaire, la cantine scolaire, la réhabilitation des lycées et des universités, la construction de cinq hôpitaux de zone, et ensuite l’extension des programmes Gbessoké et ARCH. Pendant la campagne électorale, le candidat Romuald Wadagni disait : ‘’N’attendons pas qu’il y ait des morts avant d’agir. Agissons en amont pour sauver des vies, notamment grâce à la prise en charge des urgences vitales ». Ce projet de loi de finances a bien pris en compte cette volonté du président de la République, Romuald Wadagni. Il y a un élément fondamental que je voudrais évoquer. C’est la création des pôles de développement. C’est une nouveauté pour notre pays et elles prennent en compte les priorités définies par le gouvernement. En tant que députée à l’Assemblée nationale, en tant qu’élue, représentante du peuple, je suis là pour jouer ma partition dans la mesure du possible, selon les orientations  de chaque secteur.  Il s’agira de faire des recommandations,  des amendements pour l’intérêt des populations que nous représentons… »

𝐋’𝐇𝐞 𝐀𝐋𝐈𝐃𝐉𝐀𝐍𝐀𝐓𝐎𝐔 𝐒𝐀𝐋𝐈𝐎𝐔-𝐀𝐑Ê𝐊𝐏𝐀 𝐀𝐏𝐑È𝐒 𝐋’𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑𝐓𝐔𝐑𝐄 𝐒𝐎𝐋𝐄𝐍𝐍𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐃𝐄𝐔𝐗𝐈È𝐌𝐄 𝐒𝐄𝐒𝐒𝐈𝐎𝐍 𝐎𝐑𝐃𝐈𝐍𝐀𝐈𝐑𝐄 𝐏𝐀𝐑𝐋𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐈𝐑𝐄 𝟐𝟎𝟐𝟔

« Ce discours traduit l’expression d’une dynamique de développement de notre pays »

«…Mon impression est que nous avons eu une belle et fructueuse rentrée parlementaire, avec le discours du président de l’Assemblée nationale qui a éveillé des émotions profondes. C’est un beau discours qui prend en compte toutes les questions liées à la vie politique, aux réalités du pays et aux préoccupations des citoyens béninois. C’est un discours holistique dont la beauté réside dans le fait que le président a appelé à l’implication de tous les acteurs et de toutes les institutions de notre pays dans la réalisation la mission régalienne des députés.  En s’adressant individuellement à chaque président d’institution, en ressortant et en reconnaissant le poids et le rôle de chacun, en faisant un témoignage sur chacun d’eux, le président a délivré un discours d’une élégance et d’une beauté qui révèle encore le Bénin. Il a rendu hommage à ceux qui font briller notre pays à l’international. Il a rendu hommage au centenaire Olympe Bhêly-Quenum, à Angélique Kidjo, à Romaine Gandonou, à Saara Houansou, à nos jeunes et talentueux footballeurs en compétition à la coupe du monde scolaire de football. Il n’a pas manqué de saluer le gouvernement et son Chef, son Excellence le Président Romuald Wadagni sans oublier les partenaires étrangers qui contribuent au renforcement de la démocratie et de l’économie dans notre pays. Ce discours traduit l’expression d’une dynamique de développement de notre pays.  En tant que députés, nous nous engageons à accompagner les réformes et actions, aussi bien ici au niveau de l’Assemblée nationale que sur le terrain, parce que c’est notre devoir, un devoir citoyen auquel nous allons nous conformer… »

𝐋’𝐇𝐞 𝐂𝐇𝐀𝐑𝐋𝐄𝐌𝐀𝐆𝐍𝐄 𝐘𝐀𝐍𝐊𝐎𝐓𝐘 𝐀𝐏𝐑È𝐒 𝐋’𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑𝐓𝐔𝐑𝐄 𝐒𝐎𝐋𝐄𝐍𝐍𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐃𝐄𝐔𝐗𝐈È𝐌𝐄 𝐒𝐄𝐒𝐒𝐈𝐎𝐍 𝐎𝐑𝐃𝐈𝐍𝐀𝐈𝐑𝐄 𝟐𝟎𝟐𝟔 𝐃𝐄 𝐋’𝐀𝐒𝐒𝐄𝐌𝐁𝐋É𝐄 𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐀𝐋𝐄

« On doit donner des moyens au gouvernement pour aller à l’assaut des problèmes qui minent nos concitoyens »

« …Comme vous l’auriez constaté, c’est un discours qui, à la fois, nous interpelle et nous réconforte. Et ça nous réconforte parce qu’il faut reconnaître que c’est un discours au travers duquel le président reconnaît le mérite de ceux-là qui ont révélé le Bénin, ceux-là qui ont travaillé pour la visibilité du Bénin, histoire de donner espoir à ceux qui se battent actuellement pour la même cause. Il a reconnu tout ce que l’écrivain Olympe Bhêly-Quenum a fait ; celui-là même qui a fêté 100 ans de vie cette année. Il n’est plus au Bénin depuis des décennies, mais loin de sa terre natale, à travers ce discours, on lui témoigne notre attachement et notre reconnaissance. Je pense que c’est suffisamment révélateur. Le président de l’Assemblée nationale est allé au-delà. Il a reconnu le mérite de tous ceux-là  qui aujourd’hui font briller le Bénin au plan international et qui font notre fierté. Il a évoqué le nom des artistes aussi bien des chanteurs que des sportifs. Il a cité Angélique Kidjo, Romaine Gandonou  et bien d’autres. Comme quoi, si on a un talent, il faut persévérer, travailler pour davantage se poser, se révéler par ce talent. Je pense que c’est un discours d’espoir qu’il a fait à ce niveau et nous en sommes vraiment très heureux.

A travers ce discours, nous avons également noté qu’il a interpellé nos consciences par rapport aux vulnérabilités qui demeurent et qui sont persistantes parce que nous sommes des élus de la Nation. Nous sommes là pour apporter des réponses aux problèmes des populations à la base. On doit travailler à travers le vote des lois et le vote du budget pour donner des moyens au gouvernement et pour lui permettre vraiment d’aller à l’assaut des problèmes qui minent le bien-être de nos concitoyens. En évoquant le cas de la vulnérabilité de certaines couches qu’on constate dans notre société, le président de l’Assemblée nationale interpelle notre conscience pour que nous puissions savoir que notre mission est délicate et que nous devrions davantage répondre à cela. Il dit que nous sommes appelés désormais à donner les moyens au cours de cette session ordinaire au gouvernement à travers l’examen et le vote du projet de loi de finances, gestion 2027, un document déjà envoyée au Parlement. Comme il l’a dit, les résultats que nous voyons aujourd’hui ne sont pas des miracles, mais c’est l’aboutissement d’un processus. C’est le fruit de dur labeur, parce qu’aujourd’hui que les jeunes au plan sportif gagnent et que les filles brillent telle que nous le voyons, c’est tout une réforme qui a été mise en branle.  Cela augure d’une très bonne perspective. Ça nous donne l’espoir que si nous continuons dans la même dynamique, nous irons loin. Ça a commencé depuis le président Patrice Talon et que ça continue sous le leadership du président Romuald Wadagni, ça veut dire qu’on ira encore plus loin. Pour finir, comme vous l’auriez constaté, on était tous en blanc parce que nous sommes dans le mois d’octobre. C’est le mois du ‘’consommons local’’. On ne saurait créer de la richesse si nous continuons tout le temps  d’importer ce qui n’est pas produit chez nous. Si on ne crée pas de la richesse au niveau local,  on ne pourra pas booster l’économie locale. C’est une invite à la culture de ‘’consommons local’’… »

He Assan SEIBOU, élu BR de la 14ème circonscription électorale

« Ce discours engage l’Assemblée nationale dans le travail budgétaire qui doit commencer »

“En tout cas, ce fut un plaisir de revenir pour l’ouverture de cette session, qui est la première charnière et totale, parce que ce sera la session budgétaire.

Et aussi, c’est la deuxième de la première année de la mandature Djogbénou. Et j’ai l’impression qu’il a fait des touches, tant dans la forme que dans le fond, dans l’organisation de la session. Vous avez vu tous les députés pratiquement en blanc.

Ce n’est pas l’effet d’un hasard. C’est, comme on dit, la réorganisation et les messages. Et cela, le message a transparu à la fin, vous l’avez suivi aussi, qu’il veut que le Parlement participe à donner l’exemple de la consommation de ce que nous produisons, ou de ce qui est vendu, produit sur notre terre et vendu par nos artisans aussi talentueux qu’on les connaît.

Il faut les encourager. Mais dans le fond du discours, c’est quand même un discours qui coupe un peu avec ce que nous avions d’habitude entendu. Un discours qui célèbre des personnalités importantes du pays.

C’est des gens qui ont des mérites. Comme il l’a dit, nous avons célébré des mérites. Certes, tout le monde n’a pas été cité.

Je crois que les journalistes ici présents, il y en a qui voudraient que le président les cite ce matin. Mais ce n’est pas possible. Il faut choisir un ou deux.

Et quelqu’un qui a fêté son centenaire, qui a marqué pendant plus de 60 ans le pays, Olympe Bhêly QUENUM, c’est par lui qui a commencé. C’est un bon exemple. Parce que même quand le pays est en difficulté, en danger, c’est en ce moment que vous entendez des voix pareilles écrire.

Je me rappelle les célèbres lettres d’Olympe Bhêly QUENUM, pour la situation politique. Donc ce n’est pas qu’un homme littéraire comme on l’a décrit aujourd’hui. C’est plutôt un homme politique averti et engagé souvent sur le développement du pays que Djogbénou a voulu qu’on célèbre.

Mais il y a aussi d’autres que vous avez entendus dans plusieurs disciplines. Il a voulu aussi que nous pensions à la protection des plus vulnérables. C’est vrai que des exemples des enfants ont été pris, mais les personnes âgées aussi, en fait.

Il nous a invités à penser à tout ça et faire les lois en conséquence. Il a décliné les complémentarités qu’il y a entre les institutions en s’adressant au président de chaque institution. Mais il faut noter que ce faisant, il engage les députés dans une logique de dialogue constant et construit avec les autres institutions.

Donc dans notre travail, la réforme du CES nous prouve que chacune des institutions doit jouer sa partition. Et nous avons tous beaucoup souri pour ce qui concerne la haute cour de justice. C’est le chien de garde.

Personne ne voudrait lui manquer pour qu’il ne le déchire pas. Mais sa présence est le début de la grande sagesse. Un président de la République ne peut pas croire que personne ne peut le juger dans le pays pour un crime ou pour quelque chose.

Pour une faute, mais à plus forte raison, des ministres. Donc vraiment, c’est un discours entier, complet, qui est parti du social à l’économique. Peut-être qu’il reviendra sur d’autres choses encore meilleures pour la prochaine fois.

Ce qui est sûr, ce discours engage l’Assemblée nationale dans le travail budgétaire qui doit commencer là. Pour une fois, j’ai vu les syndicalistes à l’ouverture de notre session.

Ils étaient avec nous. C’est aussi pour eux une façon de marquer la marche vers laquelle nous allons. J’ai discuté avec certains d’entre eux qui ont eu la chance de voyager un peu dans le cadre des bourses chinoises et tout, qui veulent me donner l’exemple de la Chine et tout.

Mais on ne peut pas avoir des exemples, on ne peut pas les vivre si on ne fait pas des réformes, si la loi ne le permet pas. En tout cas, aujourd’hui, nous pensons que ce que nous avons fait, moi, je pense personnellement que ce que nous avons fait jusqu’ici mérite d’être revu aussi de fond en comble pour que nous ayons notre ligne à nous au Bénin, comme on l’a commencé avec le président Talon. Il faut l’approfondir pour que nous n’ayons pas des références de ce qu’on appelle des pays développés.

Moi, je ne sais pas si nous voulons être comme la France d’aujourd’hui. Ce sont ces réformes qui l’ont conduite à la situation sociale que nous voyons aujourd’hui. C’est une question de précaution, c’est une question de réforme.

Nous avons ici fait des lois, nous avons créé le Sénat. Vous avez vu le vice-président du Sénat aujourd’hui. Mais je crois que l’opinion publique béninoise doit nous donner raison aujourd’hui d’avoir fait ça.

Parce que c’est pour éviter ce que la France vit là, qu’il faut des organes qui arrêtent, des organes de pouvoir qui arrêtent le pouvoir. Et ce contrôle-là, le Sénat le fait par exemple. Donc, ce que nous voulons continuer, c’est dans ce cadre.

Comment on peut s’imaginer qu’au Bénin, la loi sur le code de la route au Bénin date de 1956. Pourtant, aujourd’hui, vous avez des voitures électroniques qui peuvent monter à 180 à l’heure. Au moment où on faisait cette loi-là, ce sont peut-être les deux chevaux qu’il y a dans ce pays.

C’est quoi alors la notion de vitesse maximale ? Il y a là une sorte de mis à jour qu’on fait sans encadrer. C’est pour ça que les réformes doivent tenir compte de nos réalités, de l’évolution que notre pays a atteint ou veut atteindre. Et le discours de Djogbénou doit être lu entre les lignes comme à l’audio.

Il faut lire ça entre les lignes. C’est les réformes. C’est-à-dire, tout ce que nous faisons doit s’inscrire dans une réforme qui va donner à la postérité, l’assurance d’avoir une communauté telle que nous la rêvons.

Nous aussi, on a le droit de nous développer. Voilà ce que je peux vous dire. J’ai été long. Merci.”

Propos recueillis et transcrits par Fidèle KENOU

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