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1ère session extraordinaire du CES 8e mandature : Assan Seibou plonge les conseillers dans l’esprit des lois régissant l’institution consulaire

​À l’occasion de sa première session extraordinaire qui s’est ouverte le mardi 18 août à Cotonou, le Conseil économique et social a convié une figure clé du paysage législatif national afin de s’imprégner des textes fondamentaux qui encadrent désormais ses missions. Il s’agit du député Assan Seibou, celui-là même qui était à l’origine desdites lois. ​Invité de marque de cette rentrée institutionnelle, il a partagé son expertise avec les conseillers à travers une communication très attendue. Co-concepteur aux côtés de son collègue Aké Natondé des récentes lois modifiant le cadre juridique de l’institution, notamment la loi organique du CES et celle instituant le médiateur de la république, le parlementaire a exposé les tenants et les aboutissants de ces textes. Il a salué la démarche des membres de l’institution consulaire désireux de s’approprier l’esprit des lois avant d’entamer l’examen crucial de leur nouveau règlement intérieur.

​« Les conseillers de la 8e mandature ont exprimé le besoin de comprendre la genèse et les motivations profondes de ces réformes. Une démarche que je salue », a déclaré Assan Seibou, avant d’ajouter : « Les conseillers avaient besoin, avant d’entamer l’étude de leur règlement intérieur, qui les réunit aujourd’hui, d’avoir une lecture et des informations sur les débats qu’il y a eu à l’Assemblée. On appelle ça l’esprit de la loi. Comment on en est venu à adopter ce qu’on a adopté là, après qu’on ait saisi l’Assemblée, c’est de ça que j’ai parlé ».

​Le député estime ainsi avoir contribué à dissiper le flou et à clarifier les rôles. En effet, face aux interprétations parfois divergentes que peuvent susciter de nouveaux textes juridiques, son intervention a permis de poser des bases solides. L’élu a profité de cette tribune pour lever les zones d’ombre, en détaillant avec précision les contours des rôles dévolus aux membres et aux responsables du CES, ainsi que les aspects de gestion pratique désormais encadrés par la loi. ​Cette mise au point minutieuse a rencontré un écho particulièrement favorable auprès de l’assemblée consulaire. « Les échanges ont suscité de nombreuses questions de la part des conseillers, qui ont trouvé des réponses précises, apaisant les inquiétudes et unifiant les compréhensions », a précisé le parlementaire. ​C’est avec cette vision plus éclairée que les conseillers vont aborder l’élaboration de leur nouveau règlement intérieur, comme le résume si bien l’un des participants à l’issue de la séance : « Nous sommes maintenant aguerris pour aborder notre règlement intérieur en connaissant les tenants et aboutissants des différentes modifications qui ont été apportées. »

​Il est à souligner que cette dynamique constructive augure d’un mandat studieux et maîtrisé, au service des grandes orientations socio-économiques de la nation.

Anselme HOUENOUKPO

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