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Budget 2027 : Gbénonchi et Alladatin dévoilent  les mécanismes de contrôle des finances publiques

Le président de la Commission des finances et des échanges, Gérard Gbénonchi, et le président de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme, Orden Alladatin, étaient les invités de l’émission « Grand Angle », diffusée en direct sur la télévision nationale SRTB, ce dimanche 25 octobre 2026. Au cœur des échanges : l’examen du projet de budget 2027, annoncé à 4 757 milliards FCFA, et les moyens dont dispose le Parlement pour contrôler l’utilisation de l’argent public.

La session budgétaire de l’Assemblée nationale s’ouvre dans un contexte marqué par les attentes suscitées par le premier budget du septennat du président Romuald Wadagni. Invités sur le plateau de « Grand Angle », ce dimanche 25 octobre 2026, les députés Gérard Gbénonchi et Orden Alladatin ont exposé les principales étapes de l’examen parlementaire, les possibilités d’amendement et les mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale.

Président de la Commission des finances et des échanges, Gérard Gbénonchi a précisé que les députés n’avaient pas encore commencé l’examen du contenu du projet de loi de finances 2027. Après sa transmission à l’Assemblée nationale, le texte doit être affecté par le président de l’institution à la commission compétente, avant l’ouverture formelle de son étude. Le président de la commission a indiqué avoir transmis un projet de calendrier budgétaire au président de l’Assemblée nationale, dans l’attente de ses observations et de sa validation. Selon les projections présentées au cours de l’émission, les travaux budgétaires devraient commencer autour du 9 novembre, après l’examen du rapport d’activité du président de l’Assemblée nationale.

Gérard Gbénonchi a également rappelé le rôle du débat d’orientation budgétaire, organisé en amont de l’examen du projet de loi de finances. Cet exercice permet aux députés de formuler des recommandations sur les grandes orientations budgétaires et d’en vérifier ensuite la prise en compte dans le projet transmis par le gouvernement. « L’année passée, nous avons fait des recommandations au gouvernement et nous attendons de voir ces recommandations traduites dans la loi de finances qui nous est envoyée », a-t-il expliqué.

Des amendements encadrés par les textes

Pour Orden Alladatin, président de la Commission des lois, l’examen et le vote du budget participent également à la mission d’accompagnement de l’action gouvernementale. Les députés doivent notamment vérifier si les choix budgétaires correspondent aux engagements annoncés par le président Romuald Wadagni pendant la campagne électorale et s’ils répondent aux préoccupations des populations. Parmi les priorités évoquées figurent le maintien et le renforcement des cantines scolaires, les actions sociales, l’accès à l’eau et à l’énergie, la modernisation de l’agriculture, l’innovation, le tourisme et la culture.

Gérard Gbénonchi a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’arbitrer entre les besoins du pays et les ressources disponibles. Il a rappelé que le pouvoir d’amendement des députés est encadré par les textes. « Un député ne peut proposer un accroissement de ressources ou de dépenses, ou une diminution de ressources ou un accroissement de dépenses sans proposer les pistes où il faut trouver la ressource complémentaire », a-t-il précisé, en référence à l’article 107 de la loi organique relative aux lois de finances. L’objectif, a-t-il poursuivi, n’est ni de rejeter systématiquement le projet gouvernemental ni de le valider sans examen, mais de rechercher les arbitrages susceptibles d’améliorer son impact sur les populations.

La Cour des comptes, un appui au contrôle parlementaire

Interrogé sur le contrôle de l’action gouvernementale, Gérard Gbénonchi a cité les questions orales, l’examen de la loi de règlement, l’étude des rapports d’exécution trimestrielle et les recommandations adressées au gouvernement. Il a également souligné le rôle de la Cour des comptes, dont les compétences techniques peuvent soutenir le Parlement dans ses missions de vérification. Une convention de partenariat entre l’Assemblée nationale et la Cour des comptes permet notamment de préciser les modalités de saisine de cette institution et l’exploitation de ses rapports. « Aujourd’hui la passerelle existe, où au lieu d’aller en mission d’enquête parlementaire, nous saisissons la Cour des comptes qui fait le boulot parce que très outillée et nous envoie le rapport et nous ne faisons qu’exploiter le rapport pour envoyer des recommandations au gouvernement pour que le gouvernement puisse corriger le tir », a expliqué le président de la Commission des finances.

Il a enfin rappelé que les documents budgétaires sont désormais accessibles sur la plateforme numérique e-budget, afin de faciliter leur consultation par les députés. Pour lui, l’enjeu de l’examen à venir reste de s’assurer que les crédits inscrits au budget se traduisent en réalisations concrètes et améliorent durablement les conditions de vie des Béninois.

Augustin HESSOU

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