
Invitée le mercredi 05 novembre 2025, au Journal Télévisé de 13h sur Canal 3 Bénin, Imelda Bada, vice-présidente coordonnatrice de la diaspora MOELE-BÉNIN, a réagi à l’entretien accordé la veille par le président Patrice Talon. Elle s’est prononcée sur la gouvernance depuis 2016, le rôle de l’opposition, les relations Talon-Yayi et la perspective de la présidentielle de 2026.
Pour Imelda Bada, l’action publique engagée depuis 2016 répond à des aspirations anciennes. Elle estime que le pays vit une phase de transformation attendue depuis longtemps. Selon elle, « nous avons vécu depuis 2016 quelque chose qui a été rêvé depuis la nuit des temps ». Elle a indiqué que les infrastructures en cours de réalisation correspondent à des besoins existants depuis des années. Elle a cité l’exemple de l’époque du président Nicéphore Dieudonné Soglo, affirmant que certaines intentions de développement ont trouvé aujourd’hui des réponses plus abouties. Pour elle, « nous avons enclenché avec le chef de l’État une marche vers le développement ».
Abordant la question de l’opposition, elle a exprimé que la logique d’affrontement entrave la progression collective. Elle a illustré son propos par l’image d’un véhicule se dirigeant vers une même destination, où l’opposition devrait proposer des alternatives plutôt qu’« être prête à tirer le frein à main ». « L’opposition, c’est comme si nous deux sommes dans un même véhicule. J’ai le volant, c’est-à-dire, je suis le gouvernement, vous, vous êtes l’opposant. On veut tous aller à la Place de l’ Etoiles Rouge, moi, je dis, bon, je vais passer par Fifadji, vous vous dites de passer par Godomey, mais la destination doit être la même. Mais si c’est pour m’empêcher de rouler, nous n’irons nulle part. Moi, j’ai le volant, vous, vous ne l’avez pas, vous avez juste une force de proposition, une force pour me convaincre de prendre votre itinéraire, mais j’ai le choix, en tant que chauffeur, de choisir de vous suivre ou pas. C’est ça, en fait, ce que devrait être notre opposition », a illustré la coordonnatrice de la diaspora MOELE-BÉNIN. Elle a rappelé que cette attitude remonte au début du renouveau démocratique.
Interrogée sur les relations entre Patrice Talon et l’ancien président Boni Yayi, elle a estimé que la déclaration du chef de l’État marque une volonté d’apaisement. Selon elle, l’ancien président a été confronté à des difficultés liées à son entourage politique et devrait « s’en vouloir à lui-même ».
S’agissant de l’appel au dialogue entre formations politiques, Imelda Bada a indiqué que le développement du Bénin doit constituer l’objectif commun. Elle a rapporté que, lors d’une rencontre à la présidence le 28 juillet dernier, le chef de l’État a rappelé l’importance de considérer le passé pour construire l’avenir et de « parler d’une même voix » sans pour autant renoncer à la diversité des idées.
Au sujet du duo Wadagni-Talata pour la présidentielle de 2026, la coordonnatrice a évoqué une continuité. Pour elle, les dix dernières années ont permis d’ériger des fondations solides. Elle a souligné que Romuald Wadagni « connaît un peu nos réalités » et que la diaspora compte sur lui pour « continuer à relever les défis du Bénin et renforcer la cohésion nationale ».
Augustin HESSOU

