
Chaque année, entre 75 000 et 80 000 jeunes Béninois arrivent sur le marché du travail, un défi majeur auquel l’Enseignement et la Formation Techniques et Professionnels (ETFP) tente désormais d’apporter une réponse concrète. Dans une analyse détaillée retraçant la décennie de transformation 2016-2026, le consultant international en Stratégie de développement inclusif, insertion professionnelle des jeunes et compétitivité socio-économique, Bonaventure Fandohan, examine le passage d’un système où seuls 3 % des élèves s’orientaient vers le technique, à une stratégie nationale ambitieuse. Avec la mise en place d’une loi-cadre, d’une agence dédiée et d’un plan de 54 établissements, le consultant international dresse le bilan des acquis tout en traçant les perspectives pour la période 2026-2033. Cette réflexion propose une feuille de route pour que chaque jeune puisse trouver, dans une filière de qualité, le chemin d’une insertion durable.
L’analyse de Bonaventure Fandohan souligne qu’avant 2016, l’enseignement général dominait à 97 %, laissant les filières techniques marginalisées et sans débouchés clairs. Le diagnostic révèle que cette réforme, inscrite au cœur des Programmes d’Action du Gouvernement, a permis de poser des fondations solides : création de Sèmè City comme hub d’innovation, formation de 662 enseignants spécialisés et envoi de 24 professeurs en immersion à l’étranger.
Pour l’avenir, le consultant identifie neuf chantiers prioritaires pour la période 2026-2033. Il s’agit notamment de porter à 70 % le taux d’orientation vers l’ETFP d’ici 2030, de sécuriser la carrière des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) et d’harmoniser les certifications avec les standards de la CEDEAO. En liant l’innovation technologique aux réalités locales, cette stratégie vise à transformer le potentiel de la jeunesse en un levier de croissance inclusive pour le Bénin.
Augustin HESSOU
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