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Licenciement de 169 agents à la SRTB : Les syndicats montent au créneau

La Société de Radio et de Télévision du Bénin (SRTB) est plongée dans une crise sociale majeure. Un projet de licenciement touchant 169 agents est en cours, provoquant l’indignation des organisations syndicales et professionnelles du secteur médiatique.

C’est à la suite d’une convocation de la direction des ressources humaines que le pot aux roses a été découvert. Le SYNTRAF Bénin révèle qu’au cours d’une réunion de travail tenue à la direction générale du travail, « la direction générale a indiqué qu’un effectif prévisionnel de 169 agents était concerné par cette mesure ». Selon la direction de la SRTB, cette décision s’inscrirait dans « un processus de modernisation et de restructuration de l’entreprise, impliquant notamment la suppression de certains postes et la réorganisation de plusieurs services ».

Mais pour les syndicats, cette justification ne tient pas. Le SYNTRAF qualifie sans détour la situation de « grave et suicidaire » et a adressé des correspondances aux plus hautes autorités pour « expliquer la dangerosité de cette décision et ses impacts sur la continuité du service et le social ». Il appelle par ailleurs l’ensemble des travailleurs à rester « pleinement mobilisés » pour défendre leurs droits et exiger « des critères objectifs et transparents ».

L’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) partage cette préoccupation. Dans un communiqué daté du 13 mai 2026, elle avertit que ce projet « va créer une détresse émotionnelle et une situation sociale aux conséquences imprévisibles » pour les agents concernés et leurs familles. L’UPMB en appelle à « la responsabilité sociale de l’État, seul propriétaire de cet organe de service public d’informations », et invite ce dernier à garantir « des mesures d’accompagnement à la hauteur de la détresse causée ».

À ce stade, aucune liste officielle des agents concernés n’a été transmise aux syndicats. La tension reste palpable, et les organisations syndicales promettent de tenir les travailleurs informés de l’évolution du dossier.

Olivier ALLOCHEME

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