
C’est à partir de la commune de Kandi que le duo candidat de la mouvance Talon à la présidentielle du dimanche 12 avril a démarré officiellement ce vendredi la campagne électorale. La mobilisation était immense . Les populations locales et des sympathisants et mouvements soutenant Romuald Wadagni et sa colistière, Mariam Chabi Talara sont venus en grand nombre. En gros, Wadagni leur a apporté un message d’espoir, de consolidation des acquis et de l’accélération du développement du Bénin. Faire du développement un processus maîtrisé, progressif et durable. Voici la grosse ambition de Wadagni. « Le développement est un chemin qui se construit par phases » a-t-il indiqué. Selon le candidat , les dix dernières années ont permis d’asseoir des fondations solides sur lesquelles doit désormais s’ériger une nouvelle étape, plus audacieuse et plus inclusive.A cette première étape qui lance sa campagne électorale, Romuald Wadagni a souligné le rôle stratégique de l’Alibori, département le plus vaste du pays, dont Kandi constitue un pôle névralgique. Il a salué les efforts déjà engagés dans le renforcement des infrastructures de base, notamment les marchés modernes, les centres de santé et les établissements scolaires, gages d’un développement équilibré et équitable.Romuald Wadagni veut surtout une ville de Kandi transformée en véritable carrefour économique, capable d’attirer des flux commerciaux et humains en provenance de Cotonou et même au-delà. Faire du grand marché de Kandi une plateforme d’échanges dynamique, connectée aux grands circuits commerciaux sous-régionaux, jusqu’à Abidjan, au profit direct des producteurs locaux. Romuald Wadagni a insisté sur l’atout majeur de l’Alibori : sa présence sur l’ensemble des piliers de création de richesse. Agriculture, commerce, production… autant de secteurs où Kandi joue déjà un rôle central, appelé à être renforcé.L’autre défi que le candidat Wadagni entend relever est moderniser les outils de production, soulager la pénibilité du travail des paysans et améliorer significativement leur rendement. Pour lui, « Il ne s’agit pas seulement de produire plus, mais de vivre mieux ».
Christian Tchanou

